Arthrose : un risque plus élevé de maladie de Parkinson ?

Dernière mise à jour: août 2021
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news Les personnes souffrant d’arthrose s’exposent-elles à un risque plus élevé de développer la maladie de Parkinson ? Une association a été mise en évidence, mais le lien de cause à effet n’est pas expliqué.

En plus des tremblements, la maladie de Parkinson est notamment caractérisée par des symptômes mécaniques, comme une lenteur des mouvements et des raideurs articulaires. Il s’agit d’une maladie neurodégénérative, avec une destruction progressive d’un type spécifique de neurones, les neurones à dopamine, impliqués dans le contrôle des mouvements. Le développement de l’arthrose renvoie à un mécanisme radicalement différent, puisqu’elle est le résultat d’un phénomène d’usure du cartilage des articulations. Dès lors, quels processus pourraient bien les associer ?

Une équipe taïwanaise (université nationale de Taïwan) a pourtant établi un lien. Elle a analysé des données concernant quelque 34.000 patients souffrant d’arthrose, âgés à l’entame de 50 à 64 ans. L’évolution de leur état de santé a été comparée à celle de 34.000 personnes (appariées pour l’âge et le sexe) exemptes d’arthrose.

Arthrose du genou et de la hanche

Et le résultat est assez surprenant, puisqu’il s’avère que les patients arthrosiques s’exposent à un risque sensiblement plus élevé (+ 41%) de développer la maladie de Parkinson. Le risque augmente encore (+ 55%) en cas d’arthrose du genou (gonarthrose) ou de la hanche (coxarthrose), par rapport aux autres localisations. Il s’agit évidemment d’un risque relatif : cela ne signifie pas que l’arthrose conduit inexorablement, ou presque, une forte proportion de patients vers la maladie de Parkinson.

Les chercheurs n’expliquent pas l’éventuel lien de cause à effet entre les deux maladies, renvoyant vers un processus inflammatoire aux contours peu définis. Ils ne disent pas non plus si certains patients sont plus exposés que d’autres, ou si des facteurs de risque annexes jouent un rôle. Des recherches approfondies seront nécessaires pour clarifier tout cela. Ceci étant, ils ajoutent, en particulier à l’adresse des médecins généralistes, qu’il faut être attentif à ce que les troubles de la mobilité engendrés par l’arthrose ne soient pas confondus avec les symptômes moteurs (« mécaniques ») initiaux de la maladie de Parkinson.

Voir aussi l'article : Arthrose de la main : faites-vous travailler vos doigts ?

Source: Arthritis Care & Research (https://onlinelibrary.wiley)
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