Démence : les 12 facteurs de risque sur lesquels vous pouvez agir

Dernière mise à jour: août 2021
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news Aucune mesure ne permet de prévenir à coup sûr le développement d’une démence, dont la maladie d’Alzheimer. Néanmoins, des adaptations du mode de vie réduisent considérablement le risque. Quels sont les douze points clés ?

Au fur et à mesure que l’on avance en âge, le cerveau subit des altérations associées au vieillissement. L’activité neuronale est moins performante, ce qui affecte les fonctions cognitives. Ainsi, chez la personne âgée, les pertes de mémoire ou les difficultés d’orientation sont des manifestations classiques et « naturelles » de ces déficiences. Le gros problème, c’est que le cerveau devient vulnérable aux maladies neurodégénératives, et lorsque ce processus pathologique débute, il n’existe quasiment aucune option thérapeutique pour l’inverser. Au mieux, les traitements parviennent à ralentir le déclin.

La prévention - « un cerveau jeune aussi longtemps que possible » - intervient donc de manière déterminante face au risque de démence, et en particulier de maladie d’Alzheimer. Voici quelque temps, l’American Heart Association (association cardiologique américaine) avait établi ce qu’elle appelait le « Life’s Simple 7 », c’est-à-dire les 7 paramètres clés pour une meilleure santé cardio (infarctus…) et cérébrovasculaire (AVC). On y retrouve notamment le cholestérol et l’activité physique. Or, la santé cognitive (mémoire, attention, raisonnement…) est intimement liée à la santé cardiovasculaire.

Identifier ses points fragiles

En collaboration avec une équipe de l’université du Michigan, l’American Heart Association a adapté sa liste à la prévention de la démence, et on identifie cette fois 12 points clés (intégrant d’ailleurs ceux du « Life’s Simple 7 »).

dépression
hypertension artérielle
• inactivité physique
diabète
obésité
• hyperlipidémie (cholestérol)
• mauvaise alimentation
tabagisme
• isolement social
• consommation excessive d’alcool
• troubles du sommeil
• perte auditive

Ces facteurs, dont la charge respective sur le risque de démence est très variable, renvoient donc essentiellement aux comportements quotidiens. Et surtout, ils peuvent être corrigés par une adaptation du mode de vie, et le cas échéant par des médicaments (ou un appareillage pour l'audition).

En fait, l’intérêt de cette liste est de permettre à chacun d’identifier ses points fragiles face à la démence, et au médecin généraliste de personnaliser l'approche de ses patients. On ajoutera que l’ajustement de ces facteurs de risque contribue non seulement à la bonne santé du cerveau, mais à celle de l’organisme dans son ensemble, que ce soit sur le plan cardiovasculaire, métabolique, ou autre.

Voir aussi l'article : Risque de démence : combien d’heures dormez-vous ?

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