Infections sexuelles (IST) : la trichomonase, si fréquente et si peu connue

Dernière mise à jour: juin 2021
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news La trichomonase est l’une des infections sexuellement transmissibles (IST / MST) les plus fréquentes. Pourtant, elle est aussi l’une des moins connues. Comment reconnaître les symptômes, quels traitements et quels moyens d’éviter la contamination ?

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la trichomonase serait l’IST la plus répandue dans le monde, avec près de 150 millions de nouveaux cas par an. Néanmoins, par rapport au sida, à l’herpès, à la syphilis, à la chlamydiose, au papillomavirus (HPV) ou à la gonorrhée, elle reste méconnue, voire inconnue, d’une grande partie de la population.

Souvent sans symptômes

La maladie est provoquée par un parasite appelé Trichomonas vaginalis. Il est transmis par contact sexuel vaginal, oral ou anal, et il affecte aussi bien les hommes que les femmes. L’infection est souvent asymptomatique, surtout chez les hommes (90% des cas). Lorsque des symptômes surviennent (entre quelques jours et plusieurs mois après la contamination), ils se présentent de manière similaire dans les deux sexes.

Chez les femmes. Ecoulements vaginaux jaunes verdâtres, parfois mousseux et malodorants.

Chez les hommes. Ecoulement clair ou purulent lors de la miction.

Chez les deux. Douleurs lors de la miction, difficultés à uriner, démangeaisons, sensation de brûlure.

Les conséquences sont désagréables mais rarement graves, hormis chez la femme enceinte, avec notamment un risque d’accouchement prématuré et de transmission de l’infection à son bébé lors de l’accouchement. Ceci étant, en raison de l’inflammation génitale, la trichomonase augmente considérablement le risque d’être infecté par une autre IST, en particulier le VIH / sida.

L'importance du dépistage

Le dépistage est donc très important afin de pouvoir entamer le traitement adéquat et d’éviter de transmettre la maladie.

Cette détection repose sur un frottis (vagin et urètre) chez la femme, et sur une analyse d’urine chez l’homme. Ces examens sont évidents en cas de symptômes, mais quand ceux-ci sont absents, la situation se complique. En fait, ils doivent intervenir en cas de rapports sexuels « d’un soir » non protégés, ce qui permettra d’ailleurs aussi de vérifier la présence ou l’absence d’autres IST ; et évidemment si un partenaire fait état d’une infection.

Le traitement renvoie à l’administration d’antibiotiques. Tant que les symptômes persistent ou qu’un partenaire habituel n’est pas traité, il est indispensable d’utiliser un préservatif, ou de s’abstenir de relations sexuelles. Ce n’est toujours facile, mais c’est important : pour interrompre la chaîne de transmission, les partenaires des deux ou trois derniers mois devraient être informés de la situation afin d’accéder à une prise en charge.

☞ En Belgique, lorsqu'on a contracté une IST et qu'on craint de l'avoir transmise à des partenaires sexuels, il est possible de les prévenir par SMS et de manière anonyme. Pour en savoir plus : cliquez ici.

Voir aussi l'article : Sexualité : les risques de l'infidélité

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