Quelle quantité de poisson pouvez-vous manger ?

Dernière mise à jour: mai 2021
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news Le poisson est riche en nutriments et il intègre parfaitement une alimentation équilibrée. Toutefois, qu’il s’agisse du poisson sauvage ou d’élevage, ces animaux ingèrent des substances qui peuvent être nocives pour la santé humaine. Comment trouver un juste équilibre ? Quelle quantité de poisson peut-on manger ?

Le poisson est riche en vitamines (A, D, B3 et B12), minéraux et oligo-éléments (fer, zinc, iode et sélénium). Il peut donc évidemment être considéré comme un aliment sain en termes de valeurs nutritionnelles. Les crustacés et les mollusques sont comparables sur le plan nutritionnel. Les poissons gras comme le hareng, le maquereau, le thon, la sardine et le saumon contiennent également beaucoup d'oméga-3, qui protègent notamment contre les maladies cardiovasculaires.

Des déchets et des métaux lourds

Mais malheureusement, à l’état sauvage, ces animaux ne vivent pas dans de l'eau pure. Ils nagent et se nourrissent dans des mers et des océans pollués par des nanoparticules de déchets et des métaux lourds comme le mercure. Les poissons gras, en particulier, stockent les métaux lourds et les dioxines dans leur graisse, et ces substances finissent dans notre corps par le biais de notre alimentation.

La quantité de mercure ingérée par un poisson dépend principalement de son alimentation. Les poissons qui mangent beaucoup de plancton, comme le hareng, le saumon, le calmar et la truite, contiennent moins de mercure (moins de 50 microgrammes par kg) que les poissons prédateurs et les crustacés comme le homard, le maquereau ou le thon (290 microgrammes par kg). L'espadon, délicieux poisson blanc souvent au menu des régions méditerranéennes, est le leader, avec pas moins de 1212 microgrammes par kg !

Une surdose de mercure peut entraîner une intoxication chez l’être humain (syndrome Minamata). Les symptômes sont des troubles de l’équilibre et de la coordination des mouvements (ataxie), un engourdissement des mains et des pieds et une faiblesse musculaire générale. Mais pour courir ce risque, il faut consommer beaucoup, beaucoup de poisson ou de crustacés...

En 2015, l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a mené une étude sur la teneur en mercure d'un certain nombre d'aliments. Elle conclut qu'un apport hebdomadaire de 1,3 microgramme de mercure par kg de poids corporel est la dose maximale acceptable pour les adultes. Pour une personne de 60 kg, cela correspond à 78 microgrammes, pour une personne de 75 kg, la limite est de 97,5 microgrammes.

Une ou deux fois par semaine

La quantité de poisson que vous pouvez manger est donc une question à laquelle il faut répondre de manière très nuancée. Cela dépend du type de poisson, mais il y a aussi un aspect écologique important à considérer. La surpêche est très dommageable pour l'environnement et elle perturbe la biodiversité. Il faut donc idéalement se tourner vers des poissons et des crustacés labellisés ASC ou MSC, qui sont garantis issus de la pêche durable.

Le poisson d'élevage est-il le salut ? En fait non, car il ne fait pas mieux. Souvent, des antibiotiques et des pesticides sont utilisés et l’alimentation se compose principalement de farine de poisson à base de poissons marins…

Le Conseil supérieur belge de la santé recommande de consommer du poisson, des crustacés ou des fruits de mer une ou deux fois par semaine, dont une fois du poisson gras. Les quantités ne sont pas précisées. Il est utile de varier les espèces et de miser sur les arrivages de saison. Le poisson frais sera privilégié, le poisson en conserve est une option tout à fait convenable (vérifiez cependant la teneur en sel), alors que le poisson frit doit être limité au maximum.

☞ Pour davantage d’informations sur les quantités en fonction des espèces : cliquez ici.

Voir aussi l'article : Poisson cru : les conseils de préparation

Source: Hilde Deweer - rédactrice lifestyle