Cerveau : les bienfaits des tâches ménagères

Dernière mise à jour: mai 2021
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news Les tâches ménagères sont-elles bénéfiques pour le cerveau et pourraient-elles protéger (même un peu) contre son déclin ? Ce n’est pas impossible.

Les tâches ménagères, c’est du sport. En tout cas, il s’agit d’une activité qui exige un effort physique d’intensité plus ou moins significative, entre le rangement, les poussières, le repassage, la vaisselle, le linge, la préparation des repas, le nettoyage ou les courses. En termes d’exercices, tout est bon à prendre, puisque l’important c’est de bouger. Et en plus des activités de loisirs comme la marche ou le vélo, les tâches ménagères intègrent le volume total d’activité physique quotidienne.

Volume du cerveau et matière grise

De ce fait, et même s’il peut paraître relativement modeste, elles exercent un effet positif sur la santé cardiovasculaire et métabolique. Mais qu’en est-il du cerveau, sachant qu’une bonne forme physique constitue un paramètre important de la santé cérébrale et un élément crucial dans la prévention du déclin cognitif ?

Une équipe canadienne (Rotman Research Institute) a examiné l’influence de l’activité physique induite par les tâches ménagères sur le volume cérébral et la cognition. Des seniors et des personnes âgées sans déficience cognitive ont passé des tests afin d’évaluer leur état de santé général et leur facultés cognitives (mémoire, attention, vitesse de raisonnement…), et l’imagerie médicale a permis d’examiner leur structure cérébrale (volume total du cerveau et volume de matière grise, en particulier).

Ceci a permis de constater que les tâches ménagères sont positivement associées à un volume du cerveau plus important, spécifiquement concernant la matière grise, et surtout celle de l’hippocampe et du lobe frontal. Or, ces deux régions interviennent de manière prépondérante dans la cognition.

Un effort de planification et d'organisation

Comment expliquer cet effet apparemment bénéfique des tâches ménagères ? Plusieurs pistes sont évoquées. Il y a le lien entre la santé cardiométabolique, que l’activité physique influence clairement, et la santé du cerveau. On peut aussi considérer que les tâches ménagères participent aux exercices mentaux quotidiens, notamment en raison d’un effort de planification et d’organisation. Ce sont des hypothèses, mais elles reposent sur des éléments crédibles.

A ce stade, les chercheurs n’ont pas établi de lien direct entre les tâches ménagères et le déclin cognitif, puisque dans leur étude, aucun volontaire ne présentait de troubles sur ce plan, ce qui rendait toute comparaison impossible. Toutefois, on peut estimer que les tâches ménagères intègrent l’ensemble de ces efforts légers, modérés ou intenses, qui permettent de lutter jour après jour contre l'inactivité, avec alors des bénéfices évidents pour la santé physique et mentale.

Voir aussi l'article : Tâches ménagères : c’est encore et toujours pour Madame

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