Exercice physique et alimentation : quels réels bienfaits pour la santé ?

Dernière mise à jour: mai 2021 | 2730 visites
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news Activité physique régulière + alimentation saine et équilibrée = meilleur état de santé. Cette formule est connue. Question : concrètement, dans quelle mesure ces comportements sont-ils bénéfiques ?

Les recommandations en matière d’activité physique font état d’une pratique d’au moins 150 minutes par semaine d’exercices aérobiques d’intensité modérée à vigoureuse, comme la marche, le jogging, le vélo ou la natation. L’ajout de deux ou trois séances hebdomadaires de musculation est préconisé (ne fût-ce que soulever des charges à la maison, par exemple des bouteilles d’eau). L’alimentation saine renvoie essentiellement à des apports élevés en fruits et en légumes et à la limitation de la viande rouge ou transformée (charcuterie), en variant autant que possible les autres aliments (produits laitiers, œufs, légumineuses, poisson…), ce qui équilibre de facto les apports nutritionnels.

Maladie cardiovasculaire, AVC, diabète

Une équipe américaine (université de Boston) rappelle que la combinaison entre une activité physique régulière et une alimentation saine est associée à la prévention du syndrome métabolique. Ce syndrome est bien connu des médecins mais sans doute moins de la population. Or, il constitue une situation majeure de risque de maladie cardiovasculaire, d’accident vasculaire cérébral (AVC) et de diabète.

En fait, il se traduit par la conjonction de plusieurs troubles : hypertension artérielle, faible taux de « bon » (HDL) cholestérol, taux élevé de triglycérides, excès de poids (surtout une obésité), hyperglycémie, production élevée d’insuline, trop de graisse abdominale (tour de taille)… Classiquement, on parle de syndrome métabolique lorsqu’au moins trois de ces problèmes sont présents.

Un bénéfice considérable

La prise en charge repose en priorité sur la modification du mode de vie, concernant en particulier l’alimentation et l’activité physique. Ces deux piliers constituent aussi les priorités en termes de prévention. Ceci a été quantifié auprès de quelque 2500 adultes (âge moyen de 47 ans). Leurs habitudes alimentaires et physiques ont été analysées et ces données ont été recoupées avec les diagnostics de syndrome métabolique. Que constate-t-on ?

• Une activité physique régulière, répondant aux recommandations, réduit de 51% le risque de développer un syndrome métabolique.

• Une alimentation saine fait baisser le risque de 33%.

• La combinaison entre l’activité physique et l’alimentation réduit le risque de 65%.

Le bénéfice est donc considérable et il se renforce avec le temps : plus le respect des recommandations physiques et nutritionnelles est précoce, plus leurs effets sont notables. Ceci étant, même une adhésion relativement tardive est utile non seulement pour réduire le risque de développer un syndrome métabolique mais aussi pour l’atténuer, et limiter ainsi les conséquences graves qu’il peut engendrer.

Voir aussi l'article : Qu'est-ce que le syndrome métabolique ?

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