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Démence : quelle alimentation pour réduire le risque ?

Dernière mise à jour: avril 2021 | 3451 visites
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news L’alimentation jouerait un rôle si pas décisif du moins significatif dans le risque de développer une démence, ainsi que d’en décéder. Le rapport protéines végétales - protéines animales tient une place clé.

Une alimentation saine et équilibrée ne permettra jamais de se protéger à 100% contre la démence, dont la maladie d’Alzheimer. Toutefois, elle peut contribuer à réduire le risque de manière significative. Comment ? Les voies sont multiples, avec en particulier un effet cardiovasculaire et métabolique positif ou négatif selon les comportements alimentaires habituels.

De plus en plus de travaux mettent en évidence le rôle important des protéines dans ce processus, et singulièrement le bénéfice des protéines végétales par rapport aux sources animales. Une équipe américaine (université de l’Iowa) a examiné des données concernant quelque 100.000 femmes âgées de 50 à 79 ans suivies pendant un peu plus de deux décennies. A l’entame et ensuite à intervalles périodiques, elles ont rempli un questionnaire précisant leurs habitudes alimentaires, comme la consommation de viande, de végétaux (fruits, légumes, légumineuse, noix et fruits à coque...), de produits laitiers, d’œufs ou encore de poisson. Ces informations ont été croisées avec les cas de décès par maladie cardiovasculaire, cancer et démence.

Attention à la viande rouge

Elément majeur : par rapport à celles qui consomment le moins de protéines végétales, les personnes qui en mangent le plus s’exposent à un risque réduit de 9% de décès prématuré toutes causes confondues, de 12% pour cause cardiovasculaire et de 21% suite à une démence. A contrario, une consommation très élevée de protéines animales, surtout celles fournies par la viande rouge, est associée à un risque de décès par démence accru de 20%. Les œufs semblent aussi exercer un effet protecteur, avec un risque de décès par démence réduit de 14% dans le groupe à consommation élevée. Idem pour la volaille : - 15%.

Concernant les œufs, les chercheurs insistent sur le mode de préparation : les œufs sur le plat ou en omelette doivent être consommés avec modération en raison de l’ajout de matière grasse pour la cuisson, et éventuellement d’autres ingrédients (comme du jambon). Ainsi que l’expliquent les auteurs, « les différentes sources de protéines alimentaires exercent des effets variables, ce qui doit inciter à en faire la distinction dans les recommandations nutritionnelles ».

Deux points à retenir

• toutes les sources de protéines peuvent être intégrées dans un régime alimentaire varié et équilibré (les protéines ne sont pas les seuls nutriments importants)
• il est préférable de limiter autant que possible sa consommation de protéines provenant de la viande (rouge) et de privilégier les protéines végétales

Voir aussi l'article : Démence : ce qui est bon pour le cœur l’est aussi pour le cerveau

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