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Mariage heureux ou raté : un gène fait-il la différence ?

Dernière mise à jour: mai 2021 | 2664 visites
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news Une variation génétique influence-t-elle le devenir d’un mariage, heureux ou malheureux ? En tout cas, une association a été établie et elle est assez intrigante.

Une vie de couple satisfaisante engendre de réels bénéfices personnels, mais réussir à maintenir un haut degré de satisfaction relationnelle est difficile. Bien des couples sont confrontés au déclin de cette satisfaction, et pour beaucoup, ce phénomène se produit dès les premières années de vie commune. De fait, la probabilité d’une dissolution du couple à court ou moyen terme augmente alors sensiblement, avec des effets physiques et mentaux importants.

Tout n'est pas écrit, mais...

Des travaux récents indiquent que des variations génétiques pourraient influencer certains traits de personnalité et des comportements essentiels pour le devenir d’une relation. Une équipe américaine (université de l’Arkansas) a approfondi le sujet. Pour cela, elle a examiné des données extraites d’une étude plus large consacrée au génome (l’ensemble des chromosomes et des gènes).

Une centaine de jeunes couples mariés ont été pris en considération et une variation génétique spécifique a été suivie de près : elle concerne le gène CD38, situé sur le chromosome 4, dont le lien avec la satisfaction relationnelle a été suggéré par des recherches précédentes. Le résultat de l’analyse montre que les personnes qui présentent cette variation génétique font preuve de davantage de gratitude, de confiance et de capacité de pardon, et que ces traits (déterminés génétiquement, donc) sont directement corrélés à la satisfaction de couple.

Et de fait, lorsqu’un des partenaires (et a fortiori les deux) présente cette variation génétique, la probabilité que le couple dure est élevée. Ceci ne signifie pas que la relation est vouée à l’échec en l’absence de cette variation, mais le risque augmente, et chacun devra consentir bien davantage d’efforts pour aller de l’avant. Trouver l’âme sœur ne se limite certainement pas à une affaire de gènes, encore que ceux-ci pourraient bien jouer un rôle déterminant dans la suite du parcours.

Voir aussi l'article : Divorce : quel est le meilleur âge pour se marier ?

Source: Scientific Reports (www.nature.com/srep)
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