Régimes pour maigrir : le groupe sanguin fait-il une différence ?

Dernière mise à jour: janvier 2021
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news Certains régimes amaigrissants reposent sur une différenciation entre les groupes sanguins. Pour perdre du poids, chaque catégorie devrait suivre des recommandations spécifiques. Qu’en est-il ?

Cette équipe américaine (Physicians Committee for Responsible Medicine) rappelle d’abord que des données épidémiologiques montrent que, globalement, le risque cardiovasculaire tend à être plus faible chez les personnes du groupe O, alors qu’il paraît plus élevé chez celles du groupe A. Sachant que l’alimentation constitue un élément important de ce risque, qu’en est-il de son influence en fonction du groupe sanguin ?

L’un des recommandations nutritionnelles majeures concerne la consommation abondante de légumes, parallèlement à la limitation de la viande. C’est sur cette base que les chercheurs ont procédé. Des adultes aux groupes sanguins différents ont été intégrés dans ce suivi qui a duré quatre mois : la moitié sont passés à un régime végan (végétaux uniquement) pauvre en graisses, les autres n’ont rien changé à leur habitudes alimentaires. Des paramètres majeurs ont été évalués : poids, masse grasse totale, graisse abdominale, lipides sanguins (cholestérol) et glycémie.

Résultat ? Aucune différence notable entre les groupes sanguins, puisque la perte de poids est similaire avec le régime exclusivement végétal (entre 6 et 7 kg), tout comme la baisse du cholestérol total (entre 17 et 18 mg / dl). Et aucune évolution favorable dans le groupe contrôle, quel que soit ici aussi le groupe sanguin.

Ceci remet donc en cause l’hypothèse selon laquelle un régime riche en végétaux nuit plus à un groupe sanguin (qui aurait davantage besoin de protéines animales) ou qu’il bénéficie particulièrement à un autre. En fait, la substitution de la viande par des fruits, des légumes, des céréales complètes et des fruits à coque engendre un effet positif équivalent chez tous. Viande qui ne doit pas forcément être exclue de l’alimentation, mais consommée avec modération, et en choisissant aussi souvent que possible les morceaux les plus maigres et les préparations les moins grasses, et en limitant drastiquement les produits transformés.

Voir aussi l'article : Mortalité prématurée : où avez-vous le plus de graisse ?

Source: Journal of the Academy of Nutrition and Dietetics (https://jandonline.org)
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