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Aliments très caloriques : un GPS dans notre cerveau

Dernière mise à jour: novembre 2020 | 1888 visites
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news Le phénomène est étonnant : nous mémorisons beaucoup mieux l’emplacement des aliments les plus caloriques. Cette particularité nous a été transmise par nos lointains ancêtres.

Ainsi que l’explique cette équipe néerlandaise (université de Wageningue), citée par Sciences et Avenir, « nous avons conservé de nos ancêtres une mémoire spatiale particulièrement sensible aux calories des aliments ». En fait, « à l’époque, cet avantage nous permettait de mieux retrouver les ressources les plus nutritives dans notre environnement ».

Les chercheurs ont soumis quelque 500 volontaires à une expérience en deux temps. Dans un labyrinthe, ils ont placé des denrées alimentaires sous cloche - du chocolat au concombre -, et demandé aux participants de se déplacer d’une cloche à l’autre tout en goûtant chaque aliment. A la sortie, ils ont dû se rappeler l’emplacement des denrées. Résultat : on se souvient deux à trois fois mieux de la localisation des aliments plus caloriques. Le test a été répété avec cette fois juste des tampons imbibés d’odeurs de nourriture. Ici aussi, mais dans une moindre mesure, les souvenirs étaient plus précis pour les aliments hautement caloriques.

Les auteurs commentent en substance : « Nos ancêtres chasseurs - cueilleurs vivaient dans un environnement alimentaire très complexe, où les sources d'alimentation variaient en fonction des disponibilités spatiales et temporelles. La pression de l’évolution a favorisé la recherche de nourriture offrant les meilleures ressources nutritionnelles. Nos données suggèrent que l’esprit humain continue à abriter un système cognitif optimisé pour la recherche d’énergie ».

Voir aussi l'article : Santé mentale : le rôle décisif d’une alimentation saine

Source: Scientific Reports (www.nature.com/srep) via Sciences et Avenir (www.sciencesetavenir.fr)
publié le : 15/11/2020 , mis à jour le 14/11/2020
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