ad

Mégots de cigarettes : l'incroyable pollution des mers et des océans

Dernière mise à jour: juillet 2020 | 3715 visites
123m-sigaret-strand-zee-7-7-20.jpg

news Une quantité colossale de mégots de cigarettes est déversée chaque année dans les mers et les océans, avec une pollution jusqu’ici insoupçonnée mais potentiellement majeure du milieu marin.

On l’ignore souvent, mais les mégots de cigarettes sont parmi les principaux déchets plastiques retrouvés dans l’environnement. Ainsi, à certaines périodes de l’année, ils peuvent représenter jusqu’à 40% des déchets sur les plages de Méditerranée. On estime qu’à travers le monde, un demi-million de tonnes de mégots sont rejetés annuellement dans la nature. Or, ces mégots, composés principalement de matière plastique, sont faiblement biodégradables. En outre, ils contiennent de nombreux composés toxiques issus de la combustion, qui peuvent menacer les organismes vivants.

Une équipe franco-tunisienne (Institut méditerranéen d’océanologie et Institut national des sciences et technologies de la mer) s’est donnée comme objectif d’évaluer l’impact des mégots de cigarettes sur la diversité des micro-organismes et la libération de métaux dans l’environnement marin. Que disent les premiers résultats ?

• Les mégots augmentent les concentrations en fer, manganèse et zinc dans le milieu marin.

• Ils contribuent à l’acidification de l’eau de mer.

• Ils modifient la composition des bactéries présentes dans les sédiments de surface, en favorisant le développement de bactéries connues pour vivre dans des sites hydrothermaux sous-marins profonds, appelés… « fumeurs noirs ».

Des constats aussi inattendus qu’inquiétants, qui devraient faire réfléchir le fumeur enclin à enfoncer sa cigarette dans le sable, ou à jeter son mégot à la mer.

Voir aussi l'article : Océans : des « continents » de déchets plastiques (vidéo)

Source: Estuarine, Coastal and Shelf Science (www.journals.elsevier.com/e)
publié le : 11/07/2020 , mis à jour le 10/07/2020
ad
pub

Restez informés !

Inscrivez-vous à notre newsletter:

Non, merci