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Risque d’AVC : quel lien avec la durée du sommeil ?

Dernière mise à jour: mars 2020 | 7238 visites
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news Quelle est l’association entre la durée du sommeil nocturne et diurne (sieste) et le risque d’accident vasculaire cérébral (AVC) ?

Plusieurs études ont déjà suggéré un lien entre la qualité du sommeil et le risque d’événement cardio et cérébrovasculaire. Une équipe chinoise (Université des sciences et technologies de Huazhong) a suivi pendant plusieurs années un groupe de quelque 32.000 seniors. A intervalles réguliers, ils ont fourni des informations sur la durée et la qualité de leur sommeil, nocturne et diurne. Ces informations ont été croisées avec les cas d’accident vasculaire cérébral (AVC).

Quels sont les résultats les plus marquants ?

• Face au risque d’AVC, la durée idéale de sommeil nocturne s’établit entre 7 et 9 heures, ce qui rejoint les recommandations déjà bien établies.

• Concernant le sommeil diurne, les personnes habituées à faire des siestes de plus de 90 minutes s’exposent à un risque d’AVC supérieur de 25% par rapport à une durée de 30 minutes maximum.

• Un sommeil nocturne de mauvaise qualité est associé à une augmentation de 29% du risque d’AVC.

Le risque le plus élevé (+ 85%) est observé en cas de longue durée de sommeil nocturne (> 9 heures) et de sieste de plus de 90 minutes, ainsi qu’en cas de durée élevée de sommeil nocturne, qui plus est de mauvaise qualité (+ 82%).

Autre point important : l’évolution de la durée du sommeil nocturne. Par rapport aux personnes qui dorment entre 7 et 9 heures de manière persistante, celles qui passent à plus de 9 heures voient leur risque d’AVC augmenter de manière significative.

Ces observations ont été établies après avoir pris en compte d’autres facteurs de risque d’AVC, comme l’hypertension artérielle. On ajoutera qu’à l’évidence, ce n’est pas le fait de dormir 9 heures + 1 minute par nuit qui pose problème, mais la situation devient réellement problématique quand la durée du sommeil s’allonge, que ce soit brusquement ou progressivement.

En tout cas, hormis des situations individuelles particulières, ces données globales montrent qu’un sommeil nocturne ou diurne de trop longue durée présente des effets défavorables. Il s’agit d’établir le lien de cause à effet, et de bien cerner les éléments qui entrent en jeu. De fait, les gros dormeurs, ainsi que les personnes qui constatent que la durée de leur sommeil nocturne ou de leurs siestes s’allonge, devraient en parler à un médecin.

Source: Neurology (https://n.neurology.org)
publié le : 24/03/2020 , mis à jour le 24/03/2020
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