Asexualité : pourquoi la sexualité n’a-t-elle pas d’intérêt ?

Dernière mise à jour: janvier 2020
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news Les personnes asexuelles ne ressentent pas d’attirance pour la sexualité. Comment expliquer ce phénomène ?

L’asexualité doit être distinguée de l’abstinence volontaire (notamment), une situation dans laquelle on exclut les rapports sexuels (comme c’est le cas, en principe, pour les prêtres et pour les religieuses catholiques, qui ont fait vœu de chasteté). L’asexualité s’inscrit dans la personnalité de l’individu, et elle est caractérisée par l’absence d’attrait pour les relations sexuelles en couple et pour la masturbation.

Ceci étant, il s’agit de la définition stricte, sachant que l’asexualité recouvre un large éventail de sous-groupes (pas de rapports sexuels avec un partenaire, mais masturbation, par exemple). Cité par Le Figaro, le Dr Pierre Desvaux, président du Syndicat national français des médecins sexologues, explique en substance : « On ne choisit pas son asexualité, pas plus qu’on ne choisit son homosexualité ou son hétérosexualité. Il y a probablement des signaux hormonaux qui interviennent, et peut-être une influence d’événements pendant la toute jeune enfance, voire la vie embryonnaire. Personne n’a de réponse ».

La difficulté de trouver un partenaire


Contrairement aux abstinents, les asexuels ne renoncent à rien, puisqu’ils ne ressentent pas d’envie. Cette absence d’attirance pour la sexualité n’a rien de pathologique, il ne s’agit pas d’une maladie psychiatrique : ces personnes se reconnaissent dans une existence sans sexualité.

Cependant, il est possible qu’une connotation négative soit présente, et qui se manifeste par un dégoût de la sexualité ou du corps de l’autre, et dans certaines sous-populations d’asexuels, cela peut renvoyer au parcours personnel, à des choix affectifs, à des états subis… L’asexualité « de naissance » existe, tout comme celle qui s’est développée au fil de l’existence.

Ainsi, poursuit Le Figaro, les personnes qui prennent du plaisir lors des rapports sexuels veulent renouveler l’expérience, alors que celles qui ne connaissent pas ces sensations ou qui ont été déçues verront peu à peu leur appétit sexuel diminuer, jusqu’à s’éteindre. Ceci ne signifie pas que le désir d’affection disparaît. Ces hommes et ces femmes peuvent être en recherche d’une relation de couple, le problème étant alors de trouver un partenaire prêt à accepter l’absence de sexualité active.

Voir aussi l'article : Relations sexuelles : pourquoi fait-on moins l’amour ?

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