Cris et alarmes : pourquoi le cerveau se met-il en mode alerte ?

Dernière mise à jour: novembre 2019 | 3308 visites
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news Cri, alarme, klaxon, pleurs d’un bébé… : ces sons retiennent fortement l’attention. Quelles sont leurs spécificités et que se passe-t-il dans le cerveau lorsqu’ils sont perçus ?

Qu’ils soient naturels ou artificiels, les sons d’alarme sont caractérisés par des fluctuations sonores répétitives, situées généralement dans des fréquences de 40 à 80 hertz. Pourquoi ces fréquences signalent-elles le danger et attirent-elles autant l’attention ?

Une équipe suisse (université de Genève) a réuni un groupe de volontaires auxquels elle a fait écouter des sons répétitifs entre 10 et 250 hertz, de manière toujours plus rapprochée. Le résultat montre que les sons considérés comme insupportables se situent principalement entre 40 et 80 hertz, soit dans les fréquences des alarmes. Que se passe-t-il dans le cerveau ?

Grâce à l’électro-encéphalogramme intracrânien (EEG), les chercheurs ont pu déterminer que lorsque le son est perçu comme lisse et continu (au-dessus de 130 hertz), le cortex auditif - le circuit classique de l’audition - s’active. Mais quand les sons sont perçus comme rugueux, en particulier entre 40 et 80 hertz, ils induisent une réponse persistante qui recrute un grand nombre de régions cérébrales associées à la saillance (l’attention), l’aversion et la douleur. Et dès lors, ces sons deviennent insupportables…

Voir aussi l'article : Le bruit de l’eau contre la douleur et l’anxiété

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Les sons lisses et rugueux activent des réseaux cérébraux différents. Alors que les sons lisses induisent des réponses essentiellement dans le système auditif classique, les sons rugueux mobilisent par ailleurs un réseau cérébral plus large, impliqué dans le traitement de l’aversion et de la saillance.

Source: Nature Communications (www.nature.com/ncomms)
publié le : 24/11/2019 , mis à jour le 23/11/2019
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