La grasse matinée le week-end pour vivre plus longtemps ?

Dernière mise à jour: août 2018 | 3499 visites
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news Une durée de sommeil trop courte le week-end serait néfaste pour la santé, alors que la grasse matinée permettrait de compenser le déficit accumulé pendant la semaine.

Cette étude suédoise (université de Stockholm) a été réalisée auprès d’une large population (44.000 adultes), suivie pendant une longue période (13 ans). Les auteurs rappellent d’abord que des recherches précédentes ont montré une relation en U entre la mortalité prématurée et le temps de sommeil en semaine : une durée trop courte ou trop longue accroît le risque.

Ici, l’analyse a distingué les personnes âgées de moins ou de plus de 65 ans. Chez les plus de 65 ans, la durée de sommeil n’a pas d’influence majeure sur le risque de mortalité prématurée, qu’il s’agisse du temps de sommeil le week-end ou le week-end et la semaine combinés. La situation est différente chez les moins de 65 ans.

Week-end. Une durée de sommeil trop courte (max. 5 heures par nuit) pendant le week-end est associée à un risque de mortalité prématurée plus élevé de 52% par rapport à une durée satisfaisante (7 h), alors qu’aucune association de ce type n’est constatée en cas de sommeil long (neuf heures ou plus).

Semaine. Le temps de sommeil idéal se situe entre 7 et 9 h par nuit, ce qui confirme les résultats de recherches précédentes. Une moyenne de 7 h par nuit est satisfaisante, sachant qu’ici aussi, dormir moins de 5 h est néfaste, tout comme une trop longue durée de sommeil.

Semaine + week-end. C’est sans doute l’élément le plus interpellant de cette étude, puisqu’il apparaît qu’un temps de sommeil plus long le week-end (« grasse matinée ») compenserait une durée trop courte en semaine, toujours en termes de risque de mortalité prématurée.

Ces recherches sont-elles concluantes ? En fait, il serait précipité d’en tirer des enseignements formels. Ses résultats rejoignent ceux d’études antérieures… mais en contredisent d’autres. Ce qu’il faut sans doute retenir, c’est que plutôt que de jouer au yo-yo, il est largement préférable de viser une durée de sommeil stable, entre 7 h et 9 h par nuit, en semaine et le week-end. Et que si, pour une raison ou pour une autre, on a accusé un déficit de sommeil en semaine, une grasse matinée le week-end peut aider à reprendre des forces. Toutefois, en faire son rythme de sommeil habituel n’est pas l’idéal.

Voir aussi l'article : Faut-il prescrire des grasses matinées ?

Source: Journal of Sleep Research (https://onlinelibrary.wiley)
publié le : 03/08/2018 , mis à jour le 03/08/2018
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