Avenir de la planète : comment réagit votre cerveau ?

Dernière mise à jour: juillet 2018 | 3911 visites
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news Pourquoi certaines personnes se montrent-elles indifférentes concernant les grands défis de l’avenir, comme le changement climatique, alors que d’autres s’en inquiètent profondément ? Une zone du cerveau fait une réelle différence.

Pour les individus à tendance auto-centrée, l’avenir lointain n’a qu’une importance relative : ce qui compte, c’est le futur immédiat. Pour ceux qui font preuve d’empathie, l’un et l’autre revêtent quasiment la même importance. En résumé, c’est le constat posé par cette équipe suisse (université de Genève), qui ne s’arrête cependant pas là.

Avez-vous peur du changement climatique ?


Elle a réuni un groupe d’adultes, qui ont d’abord rempli un questionnaire destiné à déterminer leur degré d’égoïsme ou d’altruisme. Ensuite, les participants ont passé une résonance magnétique cérébrale (IRMf), pendant laquelle des questions leur ont été posées sur leurs craintes par rapport aux conséquences du changement climatique, comme « Pensez-vous que ce soit grave ? » ou « Avez-vous peur ? », avec des échéances dans le temps (effets à court terme, à moyen terme, après votre décès…). Les spécialistes ont porté leur attention sur la région du cerveau associée à la projection dans l’avenir et à sa visualisation (le cortex ventromédian préfrontal).

Que constate-t-on ? Chez une personnalité altruiste, cette zone s’active davantage lorsque la personne est interrogée sur les conséquences à long terme du changement climatique par rapport à un futur proche, alors que chez une personnalité égoïste, on n’observe aucune différence d’activité. Ce qui signifie que la personne auto-centrée ne se projette pas dans un avenir lointain, qu’elle ne se sent pas concernée.

Ce qui vaut pour le changement climatique s’applique à bien d’autres aspects de l’évolution de notre société, et de l’humanité de manière générale. A partir de là, les chercheurs n’excluent pas qu’il soit possible de développer des programmes (en recourant par exemple à la réalité virtuelle) destinés à stimuler cette région cérébrale, afin que chacun se projette bien au-delà de ses intérêts immédiats, et contribue à bâtir un monde meilleur pour les générations futures, et en tout cas ne s'en désintéresse pas. Il n’est pas interdit de rêver…

Source: Cognitive, Affective, & Behavioral Neuroscience (www.springer.com/psychology)
publié le : 12/07/2018 , mis à jour le 11/07/2018
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