Otite : pourquoi il faut faire confiance aux parents

Dernière mise à jour: mai 2018 | 2480 visites
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news Lorsqu’un enfant souffre d’une otite, l’impression des parents sur l’évolution de l’infection s’avère le plus souvent fiable.

L’otite moyenne aiguë est assez fréquente chez le bébé et le jeune enfant. Dans la majorité des cas, les symptômes disparaissent spontanément en quelques jours, sans qu’il soit nécessaire d’administrer des antibiotiques. Les complications sévères sont très rares, et leurs signes sont généralement présents dès la première consultation. Comme l’explique la revue médicale Prescrire, en l’absence de signes de gravité, il ne faut donner des antibiotiques qu’aux enfants dont l’état ne s’est pas amélioré 48 heures après le diagnostic.

Prescrire fait état d’une étude qui a comparé l’évolution d’enfants âgés de 6 mois à 3 ans souffrant d’une otite, et qui ont reçu soit un antibiotique, soit un placebo (substance neutre). Deux visites de contrôle ont été réalisées : 48 à 72 heures et ensuite une semaine après le diagnostic. A chaque fois, le médecin a recueilli l’avis des parents sur l’évolution de l’état de santé de l’enfant. Les chercheurs se sont surtout intéressés au groupe placebo, sans antibiotiques donc.

Que constate-t-on ? Lorsque les parents (deux tiers d’entre eux étaient dans ce cas) ont déclaré dès la première visite de contrôle que l’état de leur enfant s’était amélioré, l’examen a montré que 83% avaient raison, alors qu’une absence d’amélioration a été constatée chez 14% des enfants et une dégradation chez 3%. Lorsque les parents estimaient que leur enfant n’allait pas mieux, l’examen a montré une absence d’amélioration ou une dégradation chez 78% des jeunes patients.

Prescrire en déduit : « En pratique, le risque de complication grave d’une otite moyenne aiguë étant très rare, un contrôle systématique 48 heures après le diagnostic ne semble pas nécessaire. Les symptômes rapportés par les parents sont le plus souvent fiables pour déterminer le suivi ». Il va sans dire que ceci doit être discuté avec le médecin et que le moindre signe d’évolution suspecte incitera à une consultation sans tarder.


publié le : 12/05/2018 , mis à jour le 11/05/2018

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