Médicaments pendant la grossesse : prudence !

Dernière mise à jour: avril 2018 | 639 visites
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conseil De nombreux médicaments, aussi bien sur prescription médicale que vendus librement, comportent des risques pour l'enfant à naître s'ils sont utilisés par la femme enceinte. Il s'agit donc de se montrer très prudente pendant la grossesse, et de toujours demander l'avis d'un médecin.

Une série de médicaments sont clairement connus pour leurs effets nocifs pour l'embryon, le fœtus et même le nouveau-né (en cas d'allaitement au sein). D'autres sont suspectés, en particulier sur la base d'essais sur des animaux ou de mentions d'effets indésirables chez l'enfant. Pour d'autres encore, les données sont insuffisantes.

Etablir le lien de cause à effet entre un médicament et une malformation congénitale n'est pas toujours évident.

• La recherche sur les effets potentiellement nocifs des médicaments pendant la grossesse est compliquée. En principe, l'industrie pharmaceutique ne teste pas les médicaments chez les femmes enceintes. Les informations proviennent alors d'études sur l'animal, qui donnent un aperçu des mécanismes de toxicité et, à ce titre, sont considérées comme intéressantes, mais les résultats sur les animaux ne valent pas forcément sur les humains.

• Les laboratoires pharmaceutiques ne voulant courir aucun risque, les notices vont souvent au-delà des données scientifiques disponibles : dans le doute, le médicament sera déconseillé à la femme enceinte, même si rien n'indique formellement que la molécule expose l'enfant à un réel danger.

• Le risque de malformation congénitale dépend aussi du moment de la grossesse : ainsi, l'utilisation de certains médicaments n'est pas recommandée pendant un certain trimestre, alors que d'autres seront interdits tout au long de la grossesse.

• Certains médicaments peuvent être nocifs s'ils sont utilisés avant la conception. Cela peut être le cas des médicaments avec une longue période d’élimination. Bien que les informations à ce sujet soient très incomplètes pour le moment, cela peut influencer le choix des traitements.

• En cas d'exposition à un médicament nocif pendant la période entre la conception et l'implantation complète, qui prend environ deux semaines, c’est presque toujours un principe de tout ou rien qui s'applique : une fausse couche ou une grossesse normale.

• Lors de la période de construction et de différenciation des organes, l'exposition à un médicament nocif peut entraîner des dommages structuraux, selon le stade de développement de l'embryon ou du foetus. De la dixième semaine (à compter du premier jour de la dernière période menstruelle) jusqu'à la fin de la grossesse, le risque n’est pas tant un malformation structurelle qu’une altération fonctionnelle d’un organe.

• Pour certains médicaments, le degré d'influence défavorable dépend du dosage et/ou de la durée du traitement. Avec une augmentation de la posologie, on s'attend à ce que le risque de malformation et de trouble du développement augmente également. Ce que l'on appelle une valeur seuil s'applique à certains médicaments : en dessous d'une certaine limite, il n'y a pas d'effets nocifs, au-delà de cette limite, des effets nocifs peuvent survenir.

• Dans certaines situations, le concept de « contre-indication absolue » prend tout son sens, par exemple un médicament tératogène pour une affection ne mettant pas la vie en danger au début de la grossesse.

L'allaitement maternel est à privilégier, mais en cas de risque, la possibilité de passer temporairement au biberon peut parfois rendre le choix du médicament plus facile et plus sûr.


publié le : 15/04/2018 , mis à jour le 15/04/2018

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