Cancer de la prostate : plutôt la surveillance quand c’est possible

Dernière mise à jour: mai 2016 | 18809 visites
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news En cas de cancer de la prostate à faible risque, la surveillance active assure une meilleure qualité de vie, en particulier en termes de fonction urinaire et sexuelle.

Comme l’explique Le Quotidien du Médecin, « le traitement standard du cancer de la prostate – chirurgie et radiothérapie – expose à des complications d’incontinence ou de dysfonction érectile. Face à un cancer dit à faible risque, qui se développe lentement, l’alternative consiste en une surveillance active, avec la mesure du PSA tous les six mois et une biopsie tous les ans ».

Une meilleure qualité de vie


Une équipe néerlandaise a suivi pendant une période de cinq à dix ans quelque 500 patients diagnostiqués avec un cancer prostatique à faible risque, et répartis en trois groupes : surveillance active, chirurgie ou radiothérapie. Un groupe témoin de participants exempts de cancer de la prostate a aussi été observé. Le Quotidien du Médecin commente : « Les résultats montrent que les patients sous surveillance ont une meilleure qualité de vie que ceux ayant été opérés. Ils présentent de meilleures capacités urinaires et sexuelles. Ils se déclarent aussi plus satisfaits de leur potentiel sexuel que les patients sous radiothérapie. En fait, la qualité de vie sous surveillance active est similaire à celle des hommes sans cancer de la prostate ».

La coordinatrice de cette étude ajoute que face à un cancer à faible risque, les trois possibilités doivent être envisagées. « Le choix du traitement devrait être partagé entre le spécialiste et le patient. Celui-ci peut évaluer les avantages et les inconvénients de chaque type de traitement et choisir celui qui le satisfera le mieux, sachant qu’il est important, en particulier, de tenir compte du stress généré par le fait de vivre avec un cancer non traité ».

Interrogé par Le Quotidien du Médecin, le Pr Marc-Olivier Bitker, urologue à la Pitié-Salpêtrière (Paris), estime que le choix de la voie à suivre demande réflexion, pour le malade et pour le médecin. « Il s’agit de pondérer le degré d’inquiétude et d’anxiété, qui diffèrent d’un patient à l’autre. Il faut laisser du temps au temps pour prendre une décision. »

Source: European Association of Urology (https://uroweb.org)
publié le : 23/05/2016 , mis à jour le 22/05/2016
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