En quoi consiste la bronchoscopie ?

Dernière mise à jour: décembre 2015
Dans cet article
En quoi consiste la bronchoscopie ?

dossier La bronchoscopie permet au médecin de visualiser l'intérieur des bronches grâce à un endoscope (ou bronchoscope). Dans quelles circonstances cet examen est-il indiqué, comment s'y préparer et comment se déroule-t-il ?

Le bronchoscope (ou fibroscope) est un appareil formé d’un fin tube souple équipé d'une source lumineuse et d'une lentille ou d'une caméra. Selon les besoins, il peut accueillir des outils chirurgicaux. La bronchoscopie répond à un double objectif.

Le diagnostic. Identifier une infection, une inflammation ou une maladie des bronches, déterminer les dommages causés aux voies respiratoires par un traumatisme, localiser l'origine d'un saignement, contribuer à établir le stade d'un cancer et si la tumeur est opérable, procéder à des prélèvements (biopsie)...

Le traitement. Retirer un corps étranger, évacuer du liquide, extraire des polypes, irriguer les voies respiratoires, drainer un abcès ou un kyste, intervenir sur une tumeur...

La préparation

Le patient doit être à jeun : ne rien avoir bu ou mangé dans un délai (plusieurs heures en tout cas) qui sera déterminé par le médecin. Il indiquera également si les médicaments habituels pourront être pris, le cas échéant avec un peu d'eau. Les fumeurs s'abstiendront pendant les deux ou trois jours qui précèdent.

Avant l’examen, le patient reçoit un comprimé qui ralentit l’activité des glandes salivaires, ainsi qu'un sédatif avec un effet relaxant. Un produit anesthésiant est pulvérisé par spray dans la bouche et la gorge pour prévenir les toussotements dus à l’irritation provoquée par le passage du bronchoscope. Cette anesthésie locale complique quelque peu la déglutition mais ses effets se dissipent après environ deux heures. Si le pneumologue décide d’introduire le bronchoscope par le nez, il anesthésie également les narines.

Dans certaines circonstances, en particulier lors une bronchoscopie rigide, une anesthésie générale peut être nécessaire.

Le déroulement

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Le bronchoscope est inséré par la bouche ou par le nez jusque dans la trachée, les bronches, puis les poumons. Le patient peut ressentir une impression d'étouffement lors de cette manoeuvre, mais il n'y a aucun risque de suffocation.

Deux types de bronchoscope sont utilisés en fonction de la nature de l'intervention.

Le bronchoscope flexible. Ce tube mince et long est en particulier utilisé pour examiner et prélever du tissu situé en profondeur dans les bronches et les poumons. Sa flexibilité permet à l’endoscope d’atteindre les points les plus éloignés des voies respiratoires.

Le bronchoscope rigide. Il s'agit d'un tube de métal creux employé lors d’interventions qui nécessitent un plus grand accès aux poumons, comme pour maîtriser un saignement ou enlever des corps étrangers ou des tumeurs.

La biopsie bronchique ou transbronchique consiste à prélever un fragment d’une lésion jugée suspecte, aux fins d'analyse par un laboratoire d’anatomie pathologique.

Le lavage broncho-alvéolaire repose sur l'injection d'une solution physiologique pour laver les poumons et permettre au médecin de prélever des cellules, du liquide et d'autres substances dans les alvéoles. La solution est récupérée par un système d'aspiration.

Après l'examen

Une fois l’examen terminé, le patient doit s'abstenir de manger et de boire pendant deux heures (ou moins si le médecin marque son accord) en raison d'un risque de fausse-route (passage d'aliments liquides ou solides dans les voies respiratoires).

La conduite d'un véhicule est déconseillée pendant vingt-quatre heures. Si l'examen s'est déroulé en hôpital de jour, un accompagnant assurera le retour au domicile.

Quels problèmes peuvent apparaître ?

• De la fièvre. La température peut grimper pendant les 24 à 48 h qui suivent. Cela n'est pas inquiétant a priori, sauf si la fièvre augmente très fortement (au-delà de 39 °C) et/ou si elle persiste.

• Des difficultés respiratoires. Impression d’étouffement (contraction des muscles des bronches), toux, parfois crachats avec présence de sang.

• Des douleurs à la gorge. Elles disparaissent normalement dans les heures qui suivent l'examen.

En cas de doute, n'hésitez pas à faire part de vos inquiétudes à un médecin.

Que disent les résultats ?

La bronchoscopie peut notamment révéler :

• une infection ou une inflammation
• le rétrécissement (sténose) de la trachée ou des bronches
• une tumeur dans les bronches ou un poumon
• une maladie pulmonaire, comme la sarcoïdose, la tuberculose ou une maladie pulmonaire interstitielle
• une fibrose du poumon (fibrose pulmonaire)

Source: Société canadienne du cancer (www.cancer.ca) - CHU de Liège (www.chu.ulg.ac.be/jcms/r_12)
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