Peut-on dégoûter le cerveau pour moins fumer ?

Dernière mise à jour: février 2015 | 3704 visites
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news Une expérience montre qu’il est possible de manipuler le cerveau des fumeurs pendant leur sommeil et de les pousser à diminuer leur consommation de cigarettes.

Le principe repose sur l’association d’odeurs. Ces neurobiologistes de l’institut Weizmann (Israël), spécialisés dans la recherche sur le conditionnement, ont réuni des fumeurs désireux d’arrêter mais qui n’avaient pas encore réalisé de tentative sérieuse de sevrage. La moyenne d’âge était de 30 ans et le groupe comprenait autant de femmes que d’hommes. Il leur a été demandé de détailler leur consommation de cigarettes durant la semaine précédente.

Pendant une nuit, alors qu’ils dormaient, les chercheurs leur ont fait sentir des odeurs de tabac qui ont été associées à d’autres odeurs extrêmement désagréables. L’idée consistait évidemment à lier les unes et les autres. D’autres participants ont été exposés à ces différentes odeurs alors qu’ils étaient éveillés, et d’autres encore aux mêmes odeurs mais non associées au tabac.

Le résultat est très étonnant, puisqu’alors que rien ne s’est produit dans ces deux derniers groupes, le conditionnement olfactif nocturne a induit en moyenne, dès le lendemain, une réduction de 30% de la consommation de cigarettes, et cette baisse s’est maintenue pendant plusieurs jours. L’effet est le plus prononcé quand l’exposition aux odeurs intervient au stade 2 du sommeil (sommeil léger) et dans une moindre mesure lors de la phase de sommeil paradoxal (rêves), alors que l'approche est inefficace lors du sommeil profond.

La technique paraît prometteuse, puisque le changement de comportement est manifeste, et les chercheurs ont entrepris de l'explorer plus en profondeur, en espérant pouvoir la proposer comme soutien au sevrage tabagique.

Source: The Journal of Neuroscience (www.jneurosci.org)
publié le : 11/02/2015 , mis à jour le 10/02/2015
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