Pourquoi un chat peut-il devenir agressif ?

Dernière mise à jour: mai 2019 | 13566 visites
123-p-kat-agressief-170-10.jpg

news Le fait qu’un chat présente un comportement agressif est évidemment une source d’inquiétude et d’interrogations pour son maître. Que se passe-t-il et comment réagir ?

Les causes de cette agressivité peuvent être très diverses, encore que pour la plupart, elles reposent sur quatre axes (qui peuvent s’entrecroiser, comme nous le verrons) : la socialisation, la prédation, la territorialité et l’émotivité. Les problèmes de santé doivent aussi être pris en considération. L’intensité des réactions agressives est évidemment très variable, tout comme leur fréquence.

L’agressivité territoriale

Chacun le sait, le chat a un sens très aigu du territoire. Ceci s’exprime vis-à-vis de ses congénères, d’autres animaux (le chien…) et parfois des humains. La socialisation – qui doit être acquise dès le plus jeune âge - joue un rôle important dans le degré de tolérance ou d’exclusion manifesté par le chat : il accepte des « amis », il observe, il se méfie, il feint d’ignorer, il fuit, il menace, il attaque…

Si le degré de socialisation est faible, l’agressivité dans ces circonstances sera d’autant plus marquée. Etant donné que l’acceptation (relative…) de la cohabitation doit être intégrée très tôt, il est difficile de corriger cela chez un chat adulte. La patience aidera : au domicile, il est possible d’envisager une forme de gestion du territoire par plages horaires et par pièces (ce que certains spécialistes du comportement appellent le partage de l’espace-temps).

L’agression par prédation

Elle s’explique par une soudaine résurgence de l’instinct de chasseur, une sorte de crise qui pousse le chat à attaquer (les chevilles et les mollets, en particulier). En fait, ce comportement exprime souvent le fait qu’il a besoin de jouer, qu’il veut qu’on s’occupe de lui. Il est possible aussi que l’alimentation ne soit pas bien équilibrée (manque de protéines animales) ou qu’une adaptation de sa distribution soit nécessaire.

Ainsi, il peut être utile de diviser la ration quotidienne en petites portions que l’on placera dans des endroits différents, ce qui motivera le chat à partir en chasse, si on peut dire. Une autre astuce consiste à glisser les croquettes dans des boules creuses avec des trous : le chat doit jouer pour recevoir sa nourriture.

L’autodéfense

Le chat se défend alors qu’il est soumis à une contrainte physique qui provoque de la douleur et/ou du stress. Certains animaux réagissent immédiatement, d’autres le font s’ils ne parviennent pas à fuir.

Ce comportement se produit en particulier lorsque le chat est maintenu contre son gré. La plupart détestent cela, sachant cependant qu’ils font preuve d’un certain degré de tolérance, mais tout dépend s’ils ont pris l’habitude de ces manipulations en étant jeunes. Une fois adulte, il sera très difficile d’apaiser un chat réticent aux contraintes.

Cette agressivité liée à l’autodéfense peut aussi se produire lorsque le chat est caressé : au bout d’un moment, il ne supporte plus ce contact physique. Cela l’agace et il l’exprime par une morsure. Les yeux ronds écarquillés et la queue qui remue sont des signes qui indiquent que le chat commence à avoir assez et qu’il est sur le point d’attaquer : il est temps de le laisser en paix.

La manipulation fréquente des chatons permet d’éviter ce problème. Pour un chat adulte, l’approche consiste en des contacts répétés et progressifs, en n’insistant pas dès que l’on sent que la nervosité monte.

L’agressivité redirigée

En fait, le chat s’excite contre une cible qui n’a rien à voir avec la cause de son énervement. Une odeur, un bruit, la présence d’un chat à l’extérieur… : une stimulation qui perturbe l’animal peut le rendre soudainement agressif à l’égard de son maître par exemple lorsque celui-ci le caresse.

Une réaction ponctuelle n’a rien d’inquiétant. Mais si la situation perturbante se reproduit, il peut arriver que le chat finisse par associer la cible – le maître et ses caresses – à la stimulation désagréable… même en son absence. Autrement dit, il va mordre ou griffer par automatisme. La bonne attitude consiste donc, lorsqu’on se rend compte que le chat réagit de cette manière, à ne plus le toucher dès qu’il commence à s’exciter.

Les états de confusion

Le chat perd le contrôle. Cela peut se produire ponctuellement, suite par exemple à un réveil brutal, ou en raison du développement d’un trouble mental. Des problèmes de santé physique peuvent aussi provoquer ces réactions (la douleur, bien entendu, mais aussi des atteintes cérébrales). Des changements de comportement sans explication apparente inciteront à consulter un vétérinaire.


publié le : 14/05/2019 , mis à jour le 28/05/2019
pub

Restez informés !

Inscrivez-vous à notre newsletter:

Non, merci