Pré-éclampsie : vers un test de détection précoce

Dernière mise à jour: septembre 2014

news Des chercheurs ont identifié des biomarqueurs qui annoncent longtemps à l’avance le risque de développement d’une pré-éclampsie.

Egalement appelée toxémie gravidique, elle se caractérise par une hypertension artérielle associée à un taux élevé de protéines dans les urines (protéinurie). La pré-éclampsie concerne environ 5% des grossesses, apparaît au-delà de la vingtième semaine, et ses complications peuvent être très sérieuses. Une évaluation du risque (qui n’est pas un diagnostic formel) est possible depuis quelques années. Elle intervient entre la onzième et la quatorzième semaine de grossesse.

Des chercheurs norvégiens indiquent avoir affiné l’approche, en identifiant des signes encore plus précis et fiables que ceux qui sont actuellement pris en considération. Ils évoquent ainsi les lipoprotéines de très faible densité (VLDL), le cholestérol et des marqueurs du stress et de l’inflammation. En fait, poursuivent-ils, la pré-éclampsie présente un profil proche de celui de la maladie cardiovasculaire, avec des processus inflammatoires et des changements métaboliques détectables dans le sang et dans les urines.

Ils ont déterminé cela en recourant à la spectroscopie RMN, une technique qui exploite les propriétés magnétiques des noyaux des atomes, et en comparant des échantillons prélevés sur des femmes qui ont ou non présenté une pré-éclampsie. Les chercheurs estiment qu’une détection des risques pourrait intervenir extrêmement tôt dans la grossesse, bien avant ce qui est possible aujourd’hui et de manière plus fine, permettant ainsi d’organiser un suivi étroit de la maman.

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