Les fortes chaleurs précipitent l’accouchement

Dernière mise à jour: octobre 2014 | 2821 visites
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news Lorsque le thermomètre grimpe en flèche, la probabilité d’accoucher avant terme augmente. Une association qui mérite d’être approfondie.

Si les effets néfastes des fortes chaleurs ont été assez bien étudiés chez les personnes âgées et les malades chroniques, c’est beaucoup moins le cas pour la grossesse, rappelle cette équipe de l’université de Montréal. Or, tout accouchement prématuré doit être considéré avec attention, d’autant plus étroite évidemment que la naissance est survenue tôt dans la gestation.

Pour mener à bien leur étude, les chercheurs ont examiné les données portant sur quelque 300.000 accouchements survenus à Montréal sur une période trente ans, qu’ils ont croisées avec les informations météorologiques. Après avoir tenu compte d’une série de variables (âge de la mère, primipare ou non…), le résultat montre que la probabilité d’un accouchement précoce (37-38 semaines) croît de 17% lors d’un épisode de trois jours à 32 °C ou plus, et de 27% entre quatre et sept jours. Concernant la « vraie » prématurité (moins de 37 semaines), une association est observée, mais la hausse est vraiment très légère.

L’impact se produit donc au tout dernier stade de la grossesse. « Certains éléments semblent indiquer que le stress causé par la chaleur augmente la contractilité utérine, à un moment de la grossesse où la thermorégulation semble moins efficace », expliquent les auteurs. « On pense aussi que la déshydratation liée à la température ambiante réduit l’apport sanguin dans l’utérus, ce qui pourrait accroître la production des hormones responsables du travail ».

Ces observations ne doivent évidemment pas susciter une inquiétude démesurée, mais il est bon d’en tenir compte dans le cadre d’un suivi optimal de la grossesse.

Source: Université de Montréal (www.umontreal.ca)
publié le : 09/10/2014 , mis à jour le 08/10/2014
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