L’isolement, une situation à haut risque

Dernière mise à jour: avril 2014 | 6424 visites
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news Le sentiment d’isolement peut engendrer des répercussions extrêmement sérieuses sur la santé physique et mentale.

C’est ce que montrent de manière très claire une série d’études présentées à l’occasion d’un congrès de l’Association américaine pour l’avancement des sciences (AAAS).

• Des chercheurs de l’université de Chicago ont mis en évidence l’association entre l’isolement et l’augmentation de la pression artérielle, des niveaux de cortisol (l’hormone du stress) et du risque de dépression, avec une baisse de l’immunité, de la qualité du sommeil et du bien-être ressenti.

• Une autre équipe américaine relève « des différences spectaculaires », en termes physiques et psychologiques, selon la densité des relations sociales chez les seniors, un facteur clé de la capacité de résilience (surmonter l’adversité).

Trois dimensions sont cruciales : 1°) pouvoir compter sur un intime qui vous accepte, vous apprécie et vous comprend tel que vous êtes, 2°) entretenir des rapports sociaux mutuellement enrichissants et gratifiants, et 3°) faire partie d’un groupe, avec le sentiment de mener une existence « collective » plutôt qu’individuelle. Et de fait, ce n’est pas la solitude « physique » qui est profondément perturbatrice, mais l’impression subjective d’isolement.

• Des spécialistes de l’université de Californie (Santa Cruz) indiquent que « l’isolement semble modifier fondamentalement le fonctionnement du cerveau : le manque d’interactions avec l’environnement social, l’insuffisance de contacts interpersonnels et la pauvreté des stimulations changent radicalement la manière dont les neurones communiquent entre eux ».

Comme l’explique l’un des intervenants, « il est indispensable de nourrir les contacts humains, même les plus simples. Les personnes isolées ont faim : un bon repas ne suffit pas, il est important qu’elles puissent le préparer et le partager avec d’autres ». Famille, voisins, connaissances… : chacun a son rôle à jouer.

Source: American Association for the Advancement of Sciences (www.aaas.org) via Santé Log
publié le : 27/04/2014 , mis à jour le 26/04/2014
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