Toujours avoir raison : un désastre pour le couple

Dernière mise à jour: mars 2014 | 31299 visites
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news L’une des causes majeures de tension au sien du couple vient du fait que l’un, l’autre ou les deux veulent toujours avoir raison. La qualité de la relation en prend alors un sérieux coup.

C’est blanc ou noir alors qu’il existe une infinité de gris, expliquent ces médecins néo-zélandais, confrontés dans leur pratique quotidienne à de nombreux couples en crise. Et donc, expliquent-ils, cette opposition entre chercher à avoir raison et rechercher l’harmonie est à l’origine de bien des difficultés relationnelles. L’intention du partenaire n’est pas tant d’être déclaré – ou plutôt de se sentir - vainqueur, mais d’essayer de contrôler en permanence la situation. Et les conséquences peuvent être catastrophiques.

Monsieur n'a pas tenu deux semaines


Les spécialistes ont réalisé une expérience certes ponctuelle (et assez extrême) mais néanmoins révélatrice. Ils ont recruté un couple, et seul l’homme a été informé de l’objet de l’étude. Il lui a été demandé de se plier systématiquement à toutes les opinions, à toutes les décisions et à toutes les demandes de sa femme, sans jamais se plaindre. Au départ, la qualité de vie de chacun a été évaluée sur une échelle de un à dix.

Après douze jours, l’homme était à ce point excédé qu’il a été nécessaire de mettre un terme à l’expérience. L’indice de qualité de vie a alors de nouveau été évalué : il était passé de 7/10 à 3/10 pour monsieur et de 8/10 à 8,5/10 pour madame. Autrement dit, le fait d’avoir toujours raison améliore son propre score de bien-être mais nuit considérablement à celui de l’autre, et dès lors à la relation de couple. Les auteurs indiquent qu’ils vont procéder à des recherches plus larges afin de mieux cerner ces réalités.

Le Dr Roseline Péluchon (Journal international de médecine) commente : « L’une des recettes du bonheur à deux consiste, plutôt que vouloir à tout prix affirmer sa position, à trouver un terrain d’entente dans ces nuances qui séparent le blanc du noir ». Une évidence qui ne l'est pas tant que cela au quotidien...

Source: British Medical Journal (www.bmj.com)
publié le : 31/03/2014 , mis à jour le 30/03/2014
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