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Patient cardiaque : l'importance de la sexualité

Dernière mise à jour: octobre 2013 | 16119 visites
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news Les médecins, et plus globalement le personnel soignant, ne doivent pas hésiter à aborder concrètement la reprise de l’activité sexuelle des patients cardiaques.

Les deux plus grandes sociétés de cardiologie (américaine et européenne) ont publié des recommandations dans ce sens. « Après un infarctus, la pose d’un stent ou d’un pacemaker, les patients sont anxieux et souvent effrayés qu’une relation sexuelle puisse déclencher un - nouvel - événement cardiaque », indique le Dr Elaine Steinke (université d’Etat de Wichita), l’un des auteurs de ce rapport, cité par Le Nouvel Observateur.

Elle poursuit : « Les cardiologues, les médecins généralistes, les infirmières et les kinés abordent assez rapidement la question de la reprise d’une activité physique. Le manque de temps ou l’embarras ne doivent pas servir d’excuses pour éviter le sujet spécifique de la sexualité, qui est essentielle pour la santé physique et mentale du patient cardiaque ».

Une épreuve d'effort pour se rassurer


Ce thème doit être abordé dès les premières visites de suivi, en tenant compte évidemment des spécificités de chacun. En fonction de l’âge, de la pathologie cardiovasculaire, de l’accident qui s’est produit, de l’opération qui a été réalisée, les conseils varieront sur le temps de convalescence et les positions recommandées. Une épreuve d’effort, sous surveillance, peut intervenir afin de rassurer le patient sur la capacité de son cœur à tenir le coup.

A ce propos, il est bon de rappeler que l’activité sexuelle sollicite modérément le muscle cardiaque : cela correspond à la montée de deux volées d’escaliers à bon rythme (en situation normale, car un stress particulier – comme une aventure extraconjugale - complique la situation). Les médicaments peuvent affecter la vie sexuelle, alors que la maladie cardiovasculaire constitue un facteur de risque de trouble de l’érection : tout ceci doit être bien expliqué, notamment pour que le patient ne soit pas tenté d’adapter son traitement (arrêt momentané, diminution des doses).

Enfin, il est crucial que le ou la partenaire soit associé à la discussion : souvent, ils sont tout autant angoissés à la perspective de reprendre l’activité sexuelle.


publié le : 06/10/2013 , mis à jour le 05/10/2013
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