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Maladies cardiovasculaires : le rôle clé du sommeil

Dernière mise à jour: août 2015 | 7077 visites
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news Une durée du sommeil satisfaisante contribue de manière importante à la prévention des maladies cardiovasculaires.

Comme l’explique en substance le Dr Béatrice Vuaille (Le Quotidien du Médecin), « les comportements réducteurs du risque cardiovasculaire sont bien identifiés : une alimentation saine, une activité physique suffisante, une consommation modérée d’alcool, une maîtrise du poids, l’absence de tabagisme… On pensait être parvenus à déterminer l’approche préventive optimale. Et voici qu’un nouvel élément est mis en évidence : le sommeil ».

Des effets en cascade


Une équipe de l’Institut néerlandais de la santé publique a suivi pendant une très longue période quelque quinze mille hommes et femmes (âgés d’une vingtaine d’années à l’entame), en croisant leurs habitudes de vie et les cas d’accidents cardiovasculaires fatals ou non. Deux études européennes précédentes avaient établi qu’un sommeil de durée insuffisante pouvait représenter un facteur de risque de maladie cardiovasculaire, mais les autres paramètres du mode de vie n’avaient pas été suffisamment pris en compte. Ici, tout a été intégré.

Résultat ? La combinaison exercice physique + alimentation saine + consommation réduite d’alcool + absence de tabac est associée à une réduction de 57% du risque cardiovasculaire et de 67% des événements fatals. Si on y ajoute une durée de sommeil suffisante (ce qui correspond à 7-8 heures pour la majorité des adultes), la réduction passe à 65% pour le risque d'événement cardiovasculaire et à 83% pour les accidents fatals.

Le Dr Vuaille poursuit : « Un sommeil de durée insuffisante a été associé à une incidence accrue de surpoids et d’obésité, d’hypertension, d’élévation du cholestérol et des triglycérides, ce qui peut fournir les bases d’une explication ». Le facteur qualitatif doit être pris en considération, bien sûr : ceux qui dorment naturellement moins de sept heures et à qui cela convient ne doivent pas trop s'inquiéter.

Source: European Journal of Preventive Cardiology (http://cpr.sagepub.com)
publié le : 13/10/2013 , mis à jour le 06/08/2015
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