Colonie de vacances : comment rassurer son enfant

Dernière mise à jour: août 2015
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Colonie de vacances : comment rassurer son enfant

dossier Durant les vacances d'été, nombreux sont les enfants qui partent en colonie de vacances. Comment gérer ces moments souvent excitants mais parfois un peu difficiles, afin que tout se déroule au mieux pour les enfants comme pour les parents ?

Certains sont très enthousiastes au moment de la réservation, mais nettement moins la veille du départ. D'autres éprouvent rapidement une grande nostalgie et veulent rentrer à la maison après seulement une nuit.

La colonie constitue une bonne solution pour les enfants qui n'ont pas l'occasion de partir en vacances avec leurs parents, ou lorsque ceux-ci ont repris le travail. Tout bénéfice pour le jeune, qui profitera pleinement de ce séjour dans un environnement sécurisé, et pour les adultes, qui retourneront à leurs activités professionnelles l'esprit plus serein.

La meilleure approche consiste à laisser l'enfant choisir, en tenant compte évidemment d'une série de critères (type d'activités, localisation, réputation, qualité de l'encadrement, prix...).

La première fois

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De fait, il n'y a pas d'âge idéal pour partir pour la première fois en colonie de vacances.

Il est utile de démarrer par des expériences d'une journée, qui seront répétées avant d'allonger progressivement la durée du séjour. L'intérêt de cette approche est double.

L'enfant s'habitude en douceur à passer du temps hors du cadre familial, et à surmonter l'absence de maman et de papa.
Les parents se rassurent, surtout si leur enfant exprime son enthousiasme.

Lorsque l'heure est venue pour l'enfant de partir pour plusieurs jours, ses sentiments peuvent être mitigés : la joie et l'excitation d'une part, le coeur gros de l'autre. Idem pour les parents d'ailleurs, taraudés par une certaine inquiétude. Il est important que cela ne transparaisse pas, au risque d'angoisser l'enfant et de renforcer ses doutes.

Il ne veut plus partir

Le fait qu'un enfant, surtout s'il est très jeune, n'ait plus envie de partir alors que la date du départ approche est une réaction fréquente. Comment réagir ?

Motivez-le : parlez-lui des chouettes activités prévues au programme, des copains qui l'accompagneront, des rencontres sympas qui ne manqueront pas, des tas de souvenirs qu'il aura à raconter à son retour...

• Evoquez votre propre expérience des colonies de vacances. L'enfant sera rassuré et surmontera plus facilement ses doutes et ses craintes.

Si votre enfant ne veut toujours pas partir, faut-il l'y obliger malgré tout ? Il n'est évidemment pas possible de donner une réponse générale, tant la personnalité de l'enfant et les raisons de ce refus sont différentes. Ce qui est important, c'est de bien évaluer les conséquences d'un départ forcé : si vous constatez qu'il réagit de manière particulièrement négative durant les jours qui précèdent (perte d'appétit, apathie, troubles du sommeil...), il vaut mieux ne pas insister et alors essayer de trouver une alternative, comme un camp de loisirs en journée. L'enfant a envie de s'amuser, mais il a tout autant besoin de passer la nuit à la maison.

Il veut rentrer

A un moment ou à un autre du séjour, chaque enfant manifeste de la nostalgie : il veut rentrer à la maison, ses parents lui manquent, tout comme son chat ou son chien, ses jouets, ses petits voisins, sa chambre, ses repères.

• Si vous savez que votre enfant est sujet à ces réactions, informez les moniteurs et l'encadrement, afin qu'ils y prêtent une attention particulière.

• Quelques photos, des friandises, un petit objet auquel il tient... : cela pourra le rassurer.

• Lui donner des nouvelles est important, mais faites-le de manière espacée.

Partir en colonie de vacances, cela signifie prendre ses distances avec sa famille et la maison, s'enrichir au contact des autres, faire de nouvelles expériences et apprendre à avoir confiance en soi, à devenir indépendant et à se débrouiller sans l'aide des parents.

Si l'expérience a été très mal vécue, il ne sert à rien de la retenter à brève échéance. Ce qui est rassurant, c'est de savoir que plus tard, dans bien des cas, lorsque l'enfant aura grandi, tout se passera au mieux.