La graisse brûle… la graisse !

Dernière mise à jour: septembre 2014 | 5950 visites
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news La graisse brune est surtout présente chez le nouveau-né. Mais elle persiste chez l’adulte, et pourrait contribuer à brûler pas mal de calories.

« L’activité physique et une alimentation équilibrée demeureront toujours la pierre angulaire de la prévention et du traitement de l’obésité », souligne le Pr André Carpentier, attaché à la faculté de médecine de l’université de Sherbrooke (Québec). Il reste que ses recherches sur le métabolisme de la graisse brune pourraient dégager des perspectives dans la prise en charge du surpoids.

La graisse brune joue un rôle important dans la régulation de la température corporelle du nouveau-né (et, dans une autre perspective, chez les animaux qui hibernent). On a longtemps pensé qu’elle disparaissait après quelques mois, mais il est apparu qu’elle persistait, en quantités modérées, chez l’adulte (dans les régions du cou et des clavicules, autour de certains organes…).

Ces tissus recèlent de nombreuses mitochondries, « de petites usines cellulaires qui fabriquent de la chaleur, à partir du gras, du sucre... », schématise le Pr Carpentier. En fait, lorsque le corps est exposé au froid, la graisse brune va brûler de l’énergie stockée dans d’autres graisses. C’est ce qu’a démontré une expérience conduite sur des volontaires en bonne santé, d’âge moyen, dont la température cutanée a été abaissée de 3,8 °C. Leurs réactions physiologiques ont été observées par imagerie médicale, et il s’est avéré qu’au terme de trois heures de « refroidissement », leur dépense énergétique avait augmenté de 250 calories, en moyenne.

« Lorsqu’on expose des individus sains au froid, on est capable d’activer les fournaises de leur graisse brune », poursuit André Carpentier. A partir de là ? « Je n’irai évidemment pas jusqu’à dire qu’il serait bon de refroidir l’organisme pour dépenser des calories. Mais si l’on était capable d’activer de façon sécurisée et efficace ce gras-là, si on pouvait faire dépenser un petit peu plus d’énergie aux gens qui en ont besoin, cela pourrait s’inscrire comme une démarche complémentaire contre l’obésité ».

Source: The Journal of Clinical Investigation (www.jci.org)
publié le : 05/05/2012 , mis à jour le 18/09/2014
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