Entre séduction et paternité, l’homme n’est plus le même « mâle »

Dernière mise à jour: juillet 2012

news Une étude montre que les niveaux de testostérone (l’hormone masculine) baissent sensiblement entre la phase de séduction de la partenaire et le moment où l’homme devient père.

Ces recherches ont été conduites par une équipe de l’université de San Carlos (Philippines). Publiés dans la revue spécialisée PNAS, les résultats reposent sur le suivi, durant cinq ans, de quelque six cents jeunes adultes, dont les niveaux de testostérone ont été évalués à intervalles réguliers. Au cours de cette période, environ un tiers d’entre eux se sont engagés dans une vie de couple et sont devenus pères pour la première fois.

Les auteurs avancent trois observations :

• les hommes présentant des taux de testostérone élevés ont davantage de chances de former un couple et de devenir pères, ce qui suggère que la testostérone influe sur la capacité à attirer et à sécuriser une partenaire ;

• devenus pères, ces messieurs ont enregistré une baisse significative des niveaux de testostérone ;

• les pères qui s’impliquent dans les soins prodigués à l’enfant (et ceci à raison d’au moins trois heures par jour) affichent une diminution des niveaux de testostérone encore plus prononcée.

Les auteurs en déduisent que la testostérone joue une sorte de rôle de médiateur entre la phase de séduction d’une partenaire, celle de la procréation, et l’heure de la parentalité. En ajoutant que la baisse des taux d’hormone masculine n’influe en rien sur la… masculinité.

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