Peut-on laisser son enfant goûter à l'alcool ?

Dernière mise à jour: février 2017 | 4444 visites
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news On laisse parfois son enfant goûter à un verre de bière ou de vin lors d’une fête de famille. Il vaut mieux s'en abstenir, et en tout cas tant qu'il n'a pas atteint l'âge de 16 ans, et toujours en le sensibilisant aux risques de l'alcool.

Il y a plusieurs bonnes raisons pour ne pas laisser votre enfant essayer l’alcool.

Le cerveau des enfants et des adolescents est en phase de développement. L’alcool peut interférer dans ce processus et causer des troubles de l’apprentissage et de la mémoire.

• La consommation excessive d’alcool inhibe le développement de la personnalité, la construction d’une identité, l’apprentissage de la gestion du succès et de l’échec.

• Les enfants et les jeunes sont plus vulnérables et plus sensibles aux effets de l’alcool.

• L’alcool désinhibe et encourage les comportements risqués et violents. Il conduit également à des comportements sexuels intrusifs et non désirés. De plus, les jeunes ne disposent pas des compétences sociales nécessaires pour résoudre un problème avec l’alcool.

• Plus tôt l’enfant commence à boire de l’alcool, plus il est probable qu’il aura plus tard des problèmes d’alcool : 40% des enfants qui ont bu de l’alcool avant l’âge de 13 ans développent un problème avec l’alcool.

Que faire si l'enfant demande ?

Discutez avec lui, faites-lui bien comprendre que la consommation d’alcool n'est pas une conduite innocente et certainement pas avant l’âge de 16 ans. La transition vers l’enseignement secondaire est un bon moment pour en discuter avec lui.

La conversation sera plus efficace dans un moment de détente. Restez calme. Veillez à ce que votre enfant soit détendu et ouvert à cette conversation. Les loisirs peuvent être un bon moment pour cela. Ne l’ennuyez pas avec une longue conversation lancinante. Il vaut mieux en parler de temps en temps, mais de manière précise.

Parler des effets à long terme tels que le cancer du poumon, la cirrhose du foie, l’alcoolisme ou la toxicomanie aura peu d’effet. Les jeunes ne se soucient pas de cela. Il est préférable de parler des effets directs sur sa vie, comme la gueule de bois, l’état dans lequel on se met quand on est ivre…

Mais expliquez-lui aussi que sa consommation peut augmenter certains risques comme les accidents, les bagarres ou le manque de concentration. Avec des informations justes et précises, vous serez plus efficace.

Votre propre comportement pèse évidemment beaucoup sur ce que vous dites au sujet de l’alcool.

Vous ne buvez pas d'alcool, ou jamais en excès ? Si vous ne conduisez jamais sous l’influence de l’alcool, par exemple, votre enfant aura tendance à suivre votre exemple.
Vous buvez de l’alcool, parfois en quantité excessive ? Vous avez tout de même le droit de fixer des limites à votre enfant. Expliquez-lui pourquoi vous buvez de temps en temps de l’alcool, dites-lui qu’il y a une différence entre un verre de vin au dîner et une beuverie qui donne la gueule de bois. Le fait que vous buviez ne signifie pas que vous ne pouvez pas définir des règles pour votre enfant. Vous êtes adulte, pour vous les règles sont différentes.

Des accords clairs

Il peut être difficile de respecter ces règles. La famille ou les amis vous trouveront peut-être trop sévère. Pour éviter ces situations, dites clairement à votre enfant que ces règles sont d’application également à l’extérieur du cadre familial.

• Assurez-vous que votre partenaire et vous êtes sur la même longueur d’onde. Le plus important est que vos enfants sachent toujours quelles sont les règles applicables dans votre famille, même si vous êtes divorcé.

Une limite claire, comme « pas d’alcool » laisse moins de place à la discussion qu’une limite floue, comme « occasionnellement » ou « un peu ». N’oubliez pas que les jeunes testent de toute façon les limites et parfois les dépassent.

Soyez cohérent. Si vous avez mis des règles, ne cédez pas sous la pression pour les changer. Plus vous serez cohérent, plus votre enfant respectera les limites.

• Les adolescents aiment faire des expériences, c’est normal. Vous pouvez supposer qu’ils essaient parfois l’alcool. Que cela ne vous empêche pas de maintenir les limites.

Essayez de vous tenir au courant de ce que fait votre enfant et d’établir des règles et des accords. Les études montrent que les adolescents apprécient que leurs parents fixent des limites et parlent avec eux de ces questions.

Les premières fois que les jeunes essaient l’alcool (ou la cigarette ou le cannabis), c’est souvent pour l’expérience, le plaisir, faire comme les amis. Des raisons plutôt positives donc. La plupart des jeunes arrêtent après une période relativement courte et la grande majorité d’entre eux en ressortent indemnes. Mais certains jeunes ont des problèmes et continuent leur consommation.

• Faites clairement savoir à votre enfant que vous le désapprouvez si les accords ne sont pas respectés. Assurez-vous que vous êtes calme lorsque vous en discutez avec lui. Écoutez-le attentivement sans le juger ni le condamner. Essayez de comprendre ses raisons et appliquez toujours la sanction prévue.

• Même si votre enfant boit déjà de l’alcool, vous pouvez fixer des limites et il est important de continuer à communiquer avec lui. Dans ce cas, il sera nécessaire de vous accorder sur les moments et les quantités de consommation. Les jeunes sont vulnérables et l’alcool reste dangereux, surtout quand on le consomme trop et/ou trop souvent.

La quantité d’alcool est importante, mais les circonstances et la personnalité de votre enfant aussi. Par exemple, s’il est très impulsif, influençable ou mal dans sa peau, il est encore plus risqué pour lui de consommer. Tenez compte aussi de ses fréquentation et de son état d'esprit. Mieux vous évaluerez le risque, mieux vous pourrez l’aider et déterminer les limites appropriées.


publié le : 28/02/2017 , mis à jour le 27/02/2017
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