Végétarien oui, mais pas n’importe comment

Dernière mise à jour: octobre 2017 | 3694 visites
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news A l’instar d’un régime omnivore, l’alimentation végétarienne n’est bénéfique pour la santé - en particulier cardiovasculaire - que si elle intègre des produits sains, et consommés de manière équilibrée.

Jusqu’à présent, les recherches sur les bienfaits du végétarisme manquaient de nuances, en ne distinguant pas suffisamment les aliments sains par rapport à ceux qui le sont (nettement) moins. Une équipe américaine (université de Harvard) a réalisé une étude très approfondie, qui a porté sur des données concernant quelque 200.000 adultes exempts au départ de maladie cardiovasculaire. Leur régime alimentaire a été évalué à intervalles périodiques, en distinguant deux grandes catégories : végétarien ou incluant de la viande. Les cas de maladie cardiovasculaire ont été recensés sur une très longue période. Les chercheurs ont défini un indice permettant de classer les habitudes alimentaires de « pas saines » à « très saines ».

Que constate-t-on ?

• Globalement, par rapport à une alimentation incluant de la viande, le régime végétarien s’accompagne d’un bénéfice en termes de protection cardiovasculaire, mais ce bienfait est qualifié de « modeste ».

• Un régime végétarien reposant sur des aliments sains réduit de manière « substantielle » le risque cardiovasculaire : grains entiers, fruits et légumes, noix, légumineuses, huiles saines, thé ou café…

• Un régime végétarien trop abondant en aliments peu sains est associé à un sur-risque cardiovasculaire : végétaux très transformés, boissons sucrées (dont les jus de fruits), grains raffinés, pommes de terre et frites, sucreries…

Les auteurs ajoutent que d’autres paramètres que l’alimentation pourraient jouer un rôle : ainsi, les « végétariens sains » sont peut-être plus attentifs à leur mode de vie global : pratiquer une activité physique régulière, modérer sa consommation d’alcool, de ne pas fumer… Ceci étant, en ce qui concerne l’influence de l’alimentation, sa qualité, sa diversité et son équilibre jouent donc un rôle central, végétarien ou pas.

Source: Journal of The American College of Cardiology (www.onlinejacc.org)
publié le : 05/10/2017 , mis à jour le 04/10/2017

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