Déchirure, claquage, élongation : quel traitement ?

Dernière mise à jour: septembre 2017 | 4234 visites
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news La déchirure musculaire est une blessure fréquente chez le sportif, aguerri ou pas. Que faire en cas de claquage, ou d’élongation, un traumatisme moins grave ?

Contrairement à la crampe ou à la contracture, la déchirure musculaire correspond à une rupture partielle des fibres musculaires, explique Stéphane Demorand, kinésithérapeute et consultant pour Le Point. On distingue plusieurs degrés de lésion en fonction de la gravité de l’atteinte.

L’élongation est la lésion la moins sévère, quelques fibres musculaires ont été étirées au-delà de la limite physiologique. Elle se traduit par une douleur supportable, mais rend l’activité physique impossible.

La déchirure musculaire, ou claquage, traduit une lésion d’un faisceau entier de fibres musculaires, extrêmement douloureuse, avec une grande gêne fonctionnelle.

Pour affiner le diagnostic, il est nécessaire de procéder à une échographie, voire une IRM, qui permet de classifier la lésion, d’en déterminer la gravité, ainsi que la période de repos nécessaire avant la reprise du sport. L’élongation demande entre 2 et 4 semaines de repos sportif, alors qu’en cas de déchirure musculaire, la durée d’arrêt de l’activité physique varie entre 1 et 3 mois.

Stéphane Demorand souligne combien les tout premiers jours qui suivent l’accident sont fondamentaux dans la perspective d’une récupération la plus rapide possible. Le médecin proposera le protocole RICE.

R = Rest (repos)
I = Ice (glace)
C = Contention (contention)
E = Elevation (surélévation)

« La mise au repos est une évidence. Le glaçage de la zone douloureuse devra être scrupuleusement respecté : 20 minutes, trois à quatre fois par jour. Une contention musculaire avec une bande sera nécessaire, ainsi qu’une surélévation du membre la nuit », poursuit Stéphane Demorand. La prise en charge précoce par un kiné est indiquée afin de favoriser l’évacuation d’un éventuel hématome et de guider la cicatrisation musculaire jusqu’à la reprise du sport. Le kinésithérapeute sera en mesure de tester la résistance musculaire à l’effort pour pouvoir donner au moment voulu le feu vert à la reprise de l’activité physique.


publié le : 24/09/2017 , mis à jour le 23/09/2017

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