Exercice physique : et la pollution en ville ?

Dernière mise à jour: juin 2017 | 1072 visites
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conseil Est-il bon ou mauvais pour la santé de rouler à vélo ou de courir en ville ? Tout dépend de la quantité de particules nocives, comme les particules fines, dans la zone où vous vous trouvez. Globalement cependant, les avantages de l'activité physique l'emportent.

La pollution atmosphérique a un impact majeur sur la santé, surtout sur le plan respiratoire et cardiovasculaire. Chaque type de substance nocive véhiculée par l’air ambiant (particules fines, ozone…) a son impact spécifique sur la santé. Plus les particules sont petites, plus elles pénètrent profondément dans les poumons et plus elles sont nocives.

D’après la recherche, il reste plus sain de préférer le vélo à la voiture. Les avantages pour la santé sont plus élevés que les risques possibles d’une exposition à l’air pollué. Derrière le volant d’une voiture, on ne bouge pas et on respire de toute façon aussi les gaz d’échappement des autres voitures.

Mais à partir d’un certain moment, les bienfaits du sport ne l’emportent-ils pas sur les inconvénients de la pollution atmosphérique ? En Belgique, ce risque est très faible.

Une étude a constaté qu’à partir d’une demi-heure de vélo dans un air avec 95 µg (microgrammes)/m³ de particules fines PM 2.5, on atteint le point où les avantages du vélo ne l’emportent plus sur les risques de la pollution. Pour la marche (durant laquelle on respire moins profondément), cette limite se situe à 200 µg/m³.

Dans notre pays, ces concentrations sont rarement atteintes. Même dans des grandes villes comme Anvers, Bruxelles ou Gand, vous pouvez rouler à vélo pendant une durée de 9 à 11 h sans que les effets néfastes de l’air pollué prennent le dessus sur les avantages de l’effort. Voici quelques exemples.

• Anvers : 17 µg/m³ de particules fines en moyenne - 11 h de vélo maximum
• Bruges : 17 µg/m³ - 11 h
• Bruxelles : 18 µg/m³ - 10 h
• Charleroi : 15 µg/m³ - 14 h
• Corroy-le-Grand : 15 µg/m³ - 14 h
• Engis : 17 µg/m³ - 11 h
• Gand : 19 µg/m³ - 9 h
• Liège : 15 µg/m³ - 14 h
• Mons : 16 µg/m³ - 12 h
• Seraing : 16 µg/m³ - 12 h
• Vilvorde : 18 µg/m³ - 10 h

Une recherche de l’université de Hasselt a montré que les concentrations les plus élevées de polluants affectent les conducteurs et les passagers de voitures et de bus. A pied ou à vélo, elles sont deux fois moins importantes, alors que les plus faibles ont été mesurées dans les trains.

Les doses de polluants inhalées dépendent également du rythme respiratoire et du temps d'exposition : sur ce plan, les marcheurs et les cyclistes sont désavantagés en raison d'une fréquence respiratoire plus élevée que celle par exemple du conducteur d'une voiture.

L’impact sur la santé dépend également de la sensibilité individuelle. Les enfants, les personnes âgées et les patients avec une maladie chronique pulmonaire ou cardiaque, sont particulièrement vulnérables.

La pollution atmosphérique, la (sur-)sollicitation physique et l’exposition au trafic sont les trois plus importants facteurs de risque de déclenchement d’infarctus, avec un danger particulier en cas de trouble vasculaire (artériosclérose), cardiaque ou respiratoire. Une bonne condition physique rend moins sensible à l’impact immédiat de la pollution atmosphérique : ne pas faire de sport est donc une mauvaise décision.

Toutefois, pour s'exposer le moins possible à vélo ou à pied, préférez les routes peu fréquentées pour pratiquer votre activité physique. Si possible, sortez hors heures de pointe, quand il y a moins de véhicules, et abstenez-vous en cas de pic d'ozone ou par temps de brouillard.


publié le : 28/06/2017 , mis à jour le 27/06/2017

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