Digestion difficile : causes, symptômes et traitements

Dernière mise à jour: novembre 2016 | 7021 visites
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Digestion difficile : causes, symptômes et traitements

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Douleurs, fatigue, renvois, sensation de malaise dans le ventre, ballonnements, nausées... : que faire contre ces troubles digestifs, que les médecins appellent dyspepsie ? Quelles en sont les causes ? Les médicaments peuvent-ils aider ? Des solutions diététiques contribuent-elles à résoudre le problème ?

La dyspepsie correspond à un ensemble de symptômes épigastriques (c'est-à-dire localisés dans le haut du ventre) qui peuvent être ponctuels ou chroniques, fréquents ou espacés. Les causes possibles sont multiples.

La dyspepsie est courante chez l'adulte, surtout chez l'homme. Elle peut être aggravée par le stress, un excès de poids, le tabagisme et des mauvaises habitudes alimentaires. Il s'agit le plus souvent d'une situation plus désagréable que réellement grave.

Néanmoins, si vous êtes âgé de plus de 40 ans et que vous souffrez régulièrement de dyspepsie depuis plusieurs semaines et que ces symptômes s'accompagnent d'une perte de poids ou d'autres signes inhabituels, il est conseillé de consulter un médecin afin d'écarter une maladie beaucoup plus sérieuse.

Les symptômes

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• sensation de ballonnement et d'estomac gonflé, tendu
• douleurs dans le haut de l'abdomen et aggravées pendant et après les repas
• bruits (borborygmes) dans les intestins, flatulences
• haleine chargée et/ou au goût bizarre
• tendance à manger des petites quantités
• sensation de brûlant
• régurgitations après un effort, en étant couché ou en se baissant
• inconfort digestif, nausées...

Les causes

Dans, environ la moitié des cas, il est très difficile d'identifier une cause précise à la dyspepsie.

Lorsqu'elle est associée à la lésion d'un organe, on parle de dyspepsie organique : reflux gastro-oesophagien (RGO), gastrite, ulcère gastrique, cancer gastrique, inflammation de la vésicule biliaire (cholécystite), intolérance au lactose, côlon irritable.

Lorsqu'aucun dysfonctionnement organique n'a pu être diagnostiqué, on parle de dyspepsie fonctionnelle, ou dyspepsie idiopatique ou non ulcéreuse. La vidange gastrique trop lente de l'estomac est souvent en cause. Sachez que plus de la moitié de l'estomac doit normalement être vidée environ 1 h 30 après la fin d'un repas. Chez certaines personnes, cela prend plus de temps. Il peut également s'agir d'une hypersensibilité gastrique. Dès que l'on mange, l'estomac est ressenti comme étant plein alors qu'il est loin de l'être. Enfin, certaines personnes présentent aussi une plus faible flexibilité gastrique.

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Les facteurs de risque

• Le mode de vie peut favoriser la dyspepsie : surpoids, stress, tabagisme, alimentation (excès de graisses, de crudités...), consommation excessive d'alcool ou de café...

• La femme enceinte y est très exposée en début de grossesse.

• Certains médicaments : une supplémentation en fer ou en calcium, les antidépresseurs de première génération, les anxiolytiques (calmants), les antibiotiques, l'aspirine et les anti-inflammatoires non stéroïdiens (Ains) de manière générale.

Les traitements

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Le traitement de fond dépend avant tout de la cause (si elle est identifiée) de la dyspepsie.

La gastro-endoscopie

Cet examen est indiqué quand la dyspepsie s'accompagne des symptômes suivants :

• troubles de la déglutition
• perte de poids
• vomissements
• maux d'estomac, avec la sensation d'un poids sur l'estomac
• anémie

Elle est recommandée chez les patients de plus de 50-55 ans confrontés brutalement à une dyspepsie et si celle-ci ne s'estompe pas.

Les médicaments

• Les médicaments qui stimulent la motilité gastrique et la vidange gastrique (dompéridone - Motilium - et métoclopramide - Primperan) sont recommandés pour atténuer les symptômes. Mais il ne s'agit pas d'un traitement de fond puisque ces médicaments ne n'attaquent pas à la cause du problème.

• Les anti-acides, destinés à neutraliser la production excessive de sucs gastriques, peuvent soulager les régurgitations et le brûlant. Cela peut être bénéfique pour la qualité de vie du patient.

Si ces médicaments ne suffisent pas, le médecin peut prescrire un antihistaminique H2, un antagoniste des récepteurs à l'histamine de type 2. Si ce traitement ne donne pas de résultat probant, un inhibiteur de la pompe à protons pourra être prescrit durant 4 semaines. Dès que les plaintes diminuent, le traitement est réduit, adapté, voire arrêté, puis réinstauré pendant deux à quatre semaines en cas de réapparition des symptômes.

Le mode de vie

L'adaptation des comportements (tabac, alcool, caféine...) ou la perte de poids donnent des résultats très variables selon les personnes. Il est évident que si les symptômes de la dyspepsie peuvent être directement associés à certains facteurs - alcool, café, certains aliments... -, il faut agir en conséquence.

D'une manière générale, il est préférable d'alléger les trois repas principaux, quitte à prévoir un ou deux en-cas pendant la journée. Il convient aussi de limiter les aliments gras ou épicés, et de contrôler les apports en fibres.


publié le : 24/11/2016 , mis à jour le 23/11/2016

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