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Les traitements de la ménopause

Il existe un large éventail de traitements destinés à atténuer voire à supprimer les plaintes liées à ménopause. Certaines ne sont d'ailleurs que temporaires. C'est le cas des bouffées de chaleur et des modifications psychologiques (humeur changeante...).

La femme doit par ailleurs prendre garde au développement d'affections sérieuses, comme les maladies cardiovasculaires ou l'ostéoporose.

Au-delà des médicaments, les habitudes de vie sont importantes :
la pratique régulière d'une activité physique, une alimentation saine et équilibrée et une vie socialement active interviennent pour beaucoup.

En ce qui concerne les traitements, on en distinguera de trois ordres.

1° - Les thérapies de substitution

• Les indications
• Les effets indésirables à court terme
• Les effets indésirables à long terme

2° - Les autres traitements

• L'ostéoporose
• Les maladies cardiovasculaires
• Les problèmes vaginaux
• Les vitamines et les minéraux

3° - Les thérapies alternatives

Le traitement hormonal de substitution (THS)

La ménopause est la conséquence d'un arrêt progressif de la production d'hormones (oestrogènes et progestérone). Face aux plaintes qui y sont liées, il paraît donc judicieux de les remplacer par des hormones de substitution. La ménopause n'en sera pas pour autant retardée.

Un traitement hormonal de substitution (THS) permet d'artificiellement maintenir au-delà de la ménopause la situation qui prévalait auparavant. La femme, qui n'est cependant plus fertile, connaîtra des règles mensuelles, tout en échappant à des plaintes aussi fréquentes que les bouffées de chaleur, l'irritabilité, la perte d'énergie ou la fatigue.

Le THS repose sur des hormones naturelles ou semi-naturelles. Au départ, on n'administrait que des oestrogènes. Par la suite, des observations ont montré que cette substitution entraînait un risque accru de cancer de l'endomètre. Les oestrogènes ont alors été prescrits en combinaison avec des progestatifs. Des oestrogènes sont administrés durant les quinze premires jours, et ensuite une combinaison d'oestrogènes et de progestatifs durant les dix à douze jours suivants. Certains schémas thérapeutiques intègrent une combinaison d'oestrogènes et de progestatifs en continu, ce qui limite les saignements menstruels.

Les THS sont disponibles sous diverses formes : pilule, patch, gel, spray ou implants à diffusion lente, continue et de longue durée, à changer tous les six mois. Les gels, les sprays et les ovules à insérer dans le vagin sont en général recommandés pour lutter contre la sécheresse vaginale. Cette formulation galénique ne prévient pas l'ostéoporose. Les femmes qui ont subi une hystérectomie ne devront pas recevoir de progestérone puisqu'il n'y a pas de risque de développer un cancer de l'endomètre.

Enfin, ajoutons que le THS n'a pas d'action anticonceptionnelle. En préménopause, les femmes toujours fertiles doivent poursuive une méthode contraceptive.

Pour quelles plaintes ?

• Plus les plaintes sont liées à la ménopause, plus elles réagiront au THS. C'est le cas des bouffées de chaleur diurnes et des sueurs nocturnes. Les troubles urogénitaux peuvent également être atténués.
• Les plaintes qui relèvent à la fois de la ménopause et du processus de vieillissement ne réagiront que partiellement.
Pour les manifestations psychologiques (changements d'humeur, irritabilité, idées noires, tendances dépressives...), l'hormonothérapie de substitution permet d'aider certaines femmes, alors qu'elle n'aura aucun effet chez d'autres.
• La THS permet de lutter contre l'ostéoporose (la décalcification osseuse) et de limiter les risques de fracture (surtout de la hanche). Dans cette indication, l'hormonothérapie s'étalera sur une longue durée et sous suivi médical strict.

Les effets indésirables à court terme

• En cas de thérapies combinées (oestrogènes et progestatifs), apparition de menstruations potentiellement abondantes. Au début du traitement, ces pertes de sang seront comparables à celles connues par le passé, puis elles diminueront en durée et en intensité au fil des mois, jusqu'à disparaître.
• Maux de tête, sensation de malaise, seins douloureux en raison souvent d'un dosage trop élevé en oestrogènes. Le médecin adaptera le traitement.
• Les femmes confrontées précédemment à un syndrome prémenstruel pourront connaître des symptômes semblables lors du THS. Ici aussi, le médecin évaluera la situation.
• Exceptionnellement, une modification de la forme de l'oeil peut survenir, ce qui rendra le port de lentilles de contact plus délicat.
• Un THS en comprimés peut déclencher des maux d'estomac. Le patch ou l'implant élimine le problème. Ces derniers sont également indiqués si la femme a souffert d'une thrombose ou qu'elle a connu des troubles de la circulation durant une grossesse ou sous pilule contraceptive, ainsi que chez celles qui présentent des problèmes hépatiques ou des calculs biliaires.
• Une légère prise poids peut survenir.

Les effets indésirables à long terme

Certaines études ont attiré l'attention sur les risques du THS à long terme (risque de cancer du sein, notamment). Le médecin évaluera la situation au cas par cas, en fonction du profil de risque, de l'état de santé général, du rapport risques-bénéfices.

Les autres traitements

Divers traitements médicamenteux autres que le THS permettent de prévenir ou de traiter les plaintes les plus fréquentes liées à la ménopause.


L'ostéoporose

La calcitonine est une hormone naturelle produite par la glande thyroïde. Elle permet de réduire les risques d'ostéoporose et de décalcification osseuse. Elle possède des propriétés antidouleurs reconnues. La calcitonine peut être administrée par voie nasale ou parentérale (injection). Les formes actuellement disponibles sont des préparations synthétiques de calcitonine de saumon (salcatonine) ou de calcitonine humaine.
Les bisphosphonates sont de puissants agents qui luttent contre la décalcification osseuse. Ils sont prescrits pour le traitement de l'ostéoporose post-ménopausique et pendant au maximum trois ans. En cas d'usage prolongé et de dosages importants, on peut observer une aggravation des douleurs osseuses et un risque accru de fractures. Des ulcères de l'oesophage ont été rapportés.
Les modulateurs sélectifs du récepteur des oestrogènes (SERM) constituent une classe de médicaments assez récente dont on attend beaucoup. Chez les femmes avec une ostéoporose diagnostiquée, on a observé une diminution des fractures des vertèbres, mais on ne dispose pas encore de résultats formels sur la prévention d'autres types de fractures. Des études ont démontré que les SERM pourraient diminuer les risques de cancer du sein mais cela doit encore être confirmé sur le long terme. Le raloxifène peut aggraver les bouffées de chaleur qui se manifesteraient en péri-ménopause et occasionner des crampes aux mollets. Le risque de thrombose et de problèmes veineux est tout aussi élevé que pour le THS. Les études disponibles ne montrent pas d'augmentation du risque de carcinome endométrial.

Les maladies cardiovasculaires

De nombreux médicaments permettent de contrôler l'hypertension et l'excès de cholestérol. Le THS peut augmenter les risques de troubles cardiovasculaires.

Les problèmes vaginaux

En cas de sécheresse vaginale, les lubrifiants sont indiqués. Si ce traitement n'aide pas, le médecin pourra prescrire des oestrogènes sous forme de crème vaginale ou d'ovule.

Les vitamines et les minéraux

La vitamine E. Certaines études ont démontré que la vitamine E pouvait prévenir ou atténuer les bouffées de chaleur. De plus, elle aurait un effet positif sur le plan cardiovasculaire. Elle est aussi recommandée en cas de sécheresse vaginale.
La vitamine D. Elle est permet de fixer le calcium fournit par l'alimentation. Elle est produite sous l'action des rayonnements ultraviolets (UVB). En cas de carence, fréquente en particulier chez les personnes âgées, une supplémentation orale (cure d'un mois) sera proposée.
Le calcium. Il permet de prévenir certaines fractures et exerce, en combinaison avec la vitamine D, un effet positif contre le tassement des vertèbres, l'une des conséquences de l'ostéoporose.
Le fluor. Il stimule la production osseuse. Des doses trop importantes peuvent être néfastes pour la qualité du squelette. On le combine généralement avec du calcium.

Les thérapies alternatives

Parmi les thérapies complémentaires, on recense beaucoup de plantes et de graines qui pourraient avoir un effet semblable à celui des oestrogènes. C'est le cas du soja, des graines de lin, des pépins de graines de tournesol, de la salsepareille, du ginseng et de diverses herbes orientales. Attention toutefois aux prétendus produits miracle.

Selon une série d'études, le soja présenterait un effet préventif contre l'ostéoporose, contre le développement de certains cancers et de maladies cardiovasculaires. Néanmoins, ces résultats ne sont pas encore totalement convaincants. Quoi qu'il en soit, il n'est pas nocif de consommer régulièrement des produits à base de soja.

voir aussi l'article : Les symptômes et les plaintes de la ménopause

voir aussi l'article : Ménopause naturelle, précoce, artificielle ?

publié le : 21-02-2013

 

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Commentaires/Réactions

Les traitements de la ménopause

par anonyme , 31 juillet 2013 à 15:59

Aloha! bzs ...

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